Comment le vélo est redevenu un sujet politique ?

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Comment le vélo est redevenu un sujet politique ?

Ce n’est pas la première fois que l’on se plaint des cyclistes. Mais cette fois-ci, la colère se ressent dans les mots qui semblent difficiles à tolérer (pour certains). En tout cas, la bataille qui fait rage entre vélos, autos, et maintenant piétons reste un sujet délicat où parfois les belligérants n’hésitent pas à frapper là où cela fait le plus mal.

Récemment, un piéton parisien, mécontent de sa rencontre matinale avec un cycliste peu courtois a fait part au public de son avis sur ces derniers. Les cyclistes sont donc une fois encore pris pour cible. Certes, il s’agit là d’une réaction que nous pourrions qualifiée de tout à fait normale car en prenant en compte les faits, on peut tout de même comprendre Monsieur Camille Pascal.

Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Se promenant sereinement sur les quais de la Seine, Mr Pascal a soudainement été surpris par le passage d’un cycliste qui manqua de peu de le renverser. Désagréablement surpris, et en colère, il se fit entendre par ce cycliste qui, pour répondre à ces cris, lui adressa une réponse qu’il décrit dans sa chronique : [La dictature à vélo] …comme « un geste sans équivoque dont je ne retranscrirai pas le sens ici, par respect pour le lecteur ».

Ce comportement n’a pas manqué de susciter la colère de l’ancien secrétaire général de France Télévision, aussi connu comme ayant été : Conseiller de l’ancien président Sarkozy. Il s’en est donc suivi une publication qui a, bien évidemment provoqué diverses réactions de la part des lecteurs.

Non pour prendre la défense de l’un ou de l’autre (piéton ou cycliste), certains propos énoncés dans le texte de Mr Pascal ont tout de même été quelque peu trop généralistes ; classant ainsi tous les cyclistes dans le même panier : celui « des gens responsables qui sauvent la planète en pédalant et qui ont donc, à ce titre, droit de vie et de mort. » Réaction légitime ou exagérée ? Chacun le prend comme bon lui semble mais face à de tels arguments, il serait tout de même normal de répondre « Non ! Ce n’est pas le cas ».

Car, non seulement les cyclistes sont remis en cause mais également le vélo. Camille Pascal de dire en effet : « Le vélo n’est plus un moyen de locomotion, il est désormais un signe identitaire, un choix politique. Hier il était un sport, aujourd’hui il incarne une idéologie totalitaire et en cela il est devenu très dangereux ».

La petite reine et son petit roi (ici le cycliste) sont donc accusés d’imposer une dictature dont les premières victimes seraient les piétons et les automobilistes. Et attention, tous les cyclistes, toutes catégories confondues, sont concernés. De la grande bourgeoisie circulant sur leur beau vélo, en passant par l’étudiant « nonchalant » et sans oublier le cycliste sportif. Tous sont montrés du doigt comme étant les « nouveaux chevaliers du bitume », oppressant et méprisant leurs ennemis jurés : les pollueurs et responsables du malheur de la planète.

S’agit-il donc d’une guerre entre deux camps bien distincts et où les forts (les cyclistes) imposent leurs lois aux plus faibles (les piétons et les automobilistes) ?

Malheureusement ou heureusement, la réponse est non. Définir qui sont les forts et les faibles dans l’histoire ne peut se faire en se basant sur un fait isolé. Il est certes regrettable pour Mr Pascal d’avoir eu à faire à un cycliste mal poli, sans manières et grossier mais, de là à porter un jugement aussi négatif sur tous les cyclistes et le vélo…la réaction est tout de même assez démesurée. Aurions-nous oublié de prendre en compte les autres variables entrant en ligne de mire ?

Faire du vélo ne veut pas uniquement dire « être écolo, défendre la planète et avoir tous les droits (notamment celui de se comporter comme des sauvages sans vergogne)». Le vélo reste avant tout un moyen de transport. Loin d’être un instrument servant une idéologie extrémiste ou encore un moyen d’affirmer son penchant pour un courant politique. Il est d’ailleurs faux de penser qu’il est aussi représentatif d’une situation financière ou signe d’appartenance à une classe sociale quelconque.

Les motifs poussant à la pratique du vélo sont divers et variés, tout comme les cyclistes sont différents les uns des autres. Le choix du vélo, de la voiture, de la marche à pied comme mode de déplacement n’est guère justifié par un seul argument. Il convient donc, avant de se lancer dans des critiques allant à l’encontre de l’un ou de l’autre d’analyser la situation en tenant compte de toutes les variables influant sur les actions de chacun. Pour mieux comprendre, voici quelques études et analyses très intéressantes réalisées sur la question :

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[…] N’oublions pas que cet événement a pour but de sensibiliser la population sur ce mode de transport, où  malheureusement la voiture reste encore la privilégiée dans les grandes villes (Marseille étant l’exemple idéal). Pour aller plus loin, lisez l’article comment le vélo est redevenu un sujet politique ? […]

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