Le voyage à vélo en bivouac, une pratique de plus en plus populaire

Publié par 
Jean-Baptiste Lasserre,
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Le voyage à vélo en bivouac, une pratique de plus en plus populaire

Ces dernières années, la manière de passer ses vacances a beaucoup changé. Le « slow tourisme » attire de plus en plus de voyageurs. Et le voyage à vélo rassemble de plus en plus d’adeptes. Plus généralement, le bivouac, que ce soit en camping conventionnel ou en camping sauvage, a le vent en poupe. Faisons le point sur cette pratique et sur le matériel nécessaire pour une rando vélo en bivouac réussie.

Le bivouac, une tendance chez les cyclotouristes

Du haut de ses 23 ans, Laurine a déjà attrapé le virus du voyage à vélo. Au cours de ses aventures cyclables, elle bivouaque en camping lors de tous ses voyages. Elle qui se définit comme une « jo la débrouille » nous livre sa vision du voyage et quelques conseils pour une escapade à vélo en camping sans accroc.

Besoin d’aventure, économies, écologie… à chacun ses raisons

La première fois, Laurine est partie 3 jours à vélo avec une copine, pas très loin de chez elle, en Bretagne. « À vélo, on fait quand même plus de distance qu’à pied, et on voulait rester un peu plus écolo en ne prenant pas la voiture pendant nos vacances. On faisait régulièrement du vélo dans notre vie de tous les jours, ça allait bien avec notre philosophie de vie ». Un moyen d’allier pratique et éthique. Ce premier voyage à vélo en camping est un déclic.

Elle part une seconde fois à deux, toujours à vélo, « plus parce qu’on n’avait pas beaucoup d’argent. C’était un moyen économique et sympa de partir ». Puis une troisième fois seule. « C’est à chaque fois différent. Toute seule, c’est vrai que l’on se retrouve avec soi-même. C’est bien de réfléchir, faire le point, le vélo permet ça aussi. D’un autre côté, partir à deux c’est aussi une certaine sécurité ». Outre le vélo, un point commun unit tous ses voyages : le camping, qui rythme la totalité de ses nuits de voyage. Aujourd’hui, elle ne se voit « plus partir autrement que comme ça ».

Le cycliste, encore un ovni dans le milieu du camping

Dans l’univers du campement, le voyageur à vélo reste encore aujourd’hui une espèce fascinante, qui attire l’attention et le respect de ses compatriotes caravaniers, camping-caristes ou simples vacanciers.

« Souvent, j’essaye de trouver des campings proches de l’itinéraire donc souvent labellisés « Accueil Vélo » » nous précise-t-elle. Du côté des professionnels du tourisme, on commence à s’habituer à ce nouveau type de clientelle. Des tarifs préférentiels sont mêmes proposés pour les cyclotouristes. Même si cela implique que dans certains campings, les voyageurs à vélo de passage sont entassés sur un même emplacement. Parfois catalogué, pour ne pas dire marginalisé, le cyclovoyageur a encore du mal a trouver sa place.

Du côté du voisinage, l’accueil est souvent mué par la curiosité. « Souvent, il y d’autres personnes du camping qui viennent nous questionner sur pourquoi on n’est qu’à vélo, d’où on vient, où on va ». Entre incompréhension et intérêt, les réactions sont toutefois bienveillantes. Dans un camping, à deux ou quatre roues, le campeur reste un campeur.

Vélo et camping, quelle préparation ?

Chez les adeptes de la rando, que ce soit à vélo ou à pied, il y a deux écoles. Les organisés, qui savent exactement au début de leur voyage quelles étapes ils réaliseront chaque jour et où ils dormiront. Et les aventuriers, un peu moins regardant sur le sort que leur réservera le chemin.

Voyage à vélo en camping à la belle étoile
© jakub – Flickr

Laurine, fait plutôt partie de ces derniers. De son côté, elle prévoit son itinéraire avec les étapes qu’elle va faire, et essaye de repérer les campings sur sa route entre 50 et 80 km pour ne pas se retrouver sans rien. En revanche, elle ne réserve pas ses emplacements à l’avance pour se donner la possibilité de faire chaque jour un peu moins ou un peu plus de kilomètres que prévu. Bien souvent, c’est un peu plus. « Ça ne m’est jamais arrivé d’en avoir marre avant ou de ne trouver aucun camping où dormir ».

Parfois, il en va aussi de certaines surprises. Laurine raconte : « Lors d’un séjour le long de la Loire à vélo, nous avions repéré un camping dans une ville située quelques kilomètres plus loin, ce qui permettait de faire une étape avec un nombre de kilomètres raisonnable. Arrivées dans cette ville, aucun panneau n’indiquait le camping. Même avec la carte, nous ne trouvions pas. Dans l’épicerie du village, nous demandons au gérant qui nous regarde avec un petit sourire en coin et avec un accent patois bien local. Nous pensions d’abord qu’il nous donnait une distance. Après lui avoir fait répéter, on comprend qu’il s’agit finalement d’un camping « pour les culs nuls » ! ». À la clé, un gros fou rire, et une dizaine de kilomètres supplémentaire pour trouver un camping plus « traditionnel ».

La question du voyageur-campeur : que faire au camping ?

Arrivé à la fin de son étape quotidienne, après plusieurs heures de vélo dans les jambes, la question se pose. Quoi faire ? S’installer au camping, manger, se reposer, dormir, échanger avec d’autres voyageurs, visiter ?

Un campement de voyageur à vélo
© jakub – Flickr

Pour Laurine, tout dépend des circonstances. « Si je suis dans une ville, je visite. Si le camping a une piscine, je vais en profiter, ou si je suis en bord de mer, faire un tour sur la plage ». Parfois, comme sur La Loire à Vélo, elle prend le temps de s’arrêter la journée pour visiter des châteaux. Et arrive plus tard au camping. « Au final, le temps de s’installer, de manger, il est l’heure de dormir ». Sinon, c’est plutôt marche à pied pour détendre un peu les jambes, lecture ou cahier de jeu « pour les soirées un peu plus longues où il n’y a rien à faire ».

Le matériel vélo bivouac adéquat

Faire un voyage à vélo en camping nécessite un certain équipement. Élément essentiel du voyageur-campeur : la tente. Laurine se déplace avec une tente 2 secondes. « C’est pratique parce qu’elle se déplie et se plie rapidement, mais sur le vélo ce n’est pas très pratique à transporter ». Pour affronter le froid nocturne, mieux vaut aussi avoir un sac de couchage. « J’ai tenté un voyage sans sac de couchage avec juste une couverture polaire, mais je ne le referai plus… j’ai eu hyper froid la nuit ! ». Un petit tapis de sol pour le confort n’est pas non plus de trop.

Le vélo de Laurine
© Laurine CHEVILLARD

Se nourrir en bivouac demande aussi d’avoir dans ses sacoches quelques équipements indispensables. Des couverts de campings, une popote ou un verre et une lampe sont les incontournables. Laurine, elle, a fait le choix de la légèreté. « Je ne prévois rien en particulier pour faire la cuisine. Je me débrouille en mangeant froid. J’essaye toujours d’avoir sur moi toujours deux repas, au cas où je ne trouve pas où me ravitailler. J’ai juste un verre et des couverts. Et j’ai une petite lampe de poche pour la nuit ». En somme, le strict minimum pour ne pas charger trop le vélo.

Le matériel de bivouac pour les repas

On peut ajouter à cela un bidon isotherme ou un thermos de voyage qui gardera votre boisson préférée au chaud. Parfois sur la route, un petit remontant suffit à retrouver l’énergie et la motivation. Pour les fins gourmets qui ne peuvent pas se passer de leurs plats préférés, il existe des équipements de bivouac pour cyclo randonnées très pratiques. Set de cuisson portable, réchaud pliable, kit complet de vaisselles de camping… Du matériel facile à transporter et une moindre place pour un maximum de confort lors de ses bivouacs. « J’ai toujours été impressionnée par le matériel que les Hollandais que j’ai pu croiser transportent… Ils sortent de leurs sacoches tout le nécessaire pour être comme à la maison ! ».

Laurine a aussi toujours avec elle une petite trousse de secours, en cas d’urgence, « mais il ne faut vraiment pas avoir un gros bobo ».

La rando vélo en camping, plus simple qu’elle n’y parait

Pour notre jeune voyageuse, le cyclotourisme en itinérance n’est pas aussi difficile qu’on l’imagine, même « si on n’est pas un grand sportif ». Il suffit de faire un voyage adapté à ses capacités et à ses envies. En commençant par un voyage de deux ou trois jours par exemple, ou en faisant des étapes courtes. « C’est hyper facile, c’est accessible à tout le monde ». En faisant 80 km par jour, Laurine arrive généralement au camping avant 15h. Et d’ajouter, « même si on est lents, on arrive avant la nuit ! ».

>> A LIRE : Les conseils pour débuter dans le cyclotourisme

Quoi qu’il en soit, le voyage à vélo en camping est une expérience de voyage à part entière. « Ça permet de rencontrer des gens qui ont la même philosophie de voyage. Ça nous apprend sur nous mais aussi sur les autres, y’a plein de rencontres, on profite du paysage… ». Un dernier conseil ? « Il ne faut vraiment pas hésiter à se lancer parce que c’est vraiment top ».

Après ses expériences sur les routes françaises, Laurine va se lancer prochainement dans un voyage à vélo à l’étranger, toujours en bivouac. Une manière originale et séduisante de passer ses prochaines vacances.

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1 comment

  1. Oups ! Rien de nouveau dans cet article contrairement à l’annonce dans le titre. Il y a bien des nouveautés dans l’itinérance à vélo, mais elles ne sont pas évoqués dans ce « reportage »

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