Actuellement, les coursiers à vélo sont de plus en plus nombreux. Gagner jusqu’à 3000 euros de revenus par mois, juste en pédalant, c’est tentant. En pratique cependant, les choses sont loin d’être aussi simples. Focus sur les conditions, parfois précaires, du secteur de la livraison à vélo.

La livraison à vélo, une activité en plein boom

Aujourd’hui, le secteur de la livraison à bicyclette est en pleine expansion. 40% des Français ont fait appel à une plateforme de livraison à vélo au moins une fois en mars 2016 (Etude du cabinet CHD expert). Selon l’entreprise allemande Rocket Internet, fondatrice de Foodora, c’est un marché qui devrait continuer à se développer. D’ici 2019, il pourrait atteindre les 90 milliards de dollars dans le monde. Par ailleurs, ce domaine ne cesse d’attirer de nouvelles personnes. Etre coursier à vélo, c’est en effet la possibilité de gagner jusqu’à 3000 euros par mois, tout en étant libre de ses horaires. C’est du moins ce que promettent les plateformes de livraison à vélo comme Deliveroo, Foodora, ou Stuart.

Une réalité quelque peu différente

En pratique toutefois, les choses peuvent être différentes. Une fois embauchés, beaucoup de livreurs se heurtent à la déception. Effectivement, on est généralement loin des 3000 euros de revenus espérés par mois. Il y a de plus en plus de livreurs sur le marché. Les shifts sont moins avantageux. Pour les coursiers, les choses se compliquent assez rapidement. Environ 70 heures de vélo par semaine, tous les weekends, les soirs de semaine, sous la pluie ou dans le froid, ça finit par épuiser. Ajouter à cela l’absence d’avantages sociaux et l’existence de certains coûts cachés. Au final, travailler dans la livraison à vélo comporte de nombreuses contraintes et des inconvénients.

Livreurs à vélo

Exit les avantages sociaux

En devenant livreur à vélo, il faut ainsi savoir qu’on peut faire une croix sur certains avantages relatifs au salariat. Dans cette profession, pas d’assurance chômage. Le livreur ne peut jouir du régime général de la sécurité sociale. Aux oubliettes également les congés payés et les jours fériés.

« C’est simple, les jours fériés sont payés comme les autres. Donc si tu veux te reposer, c’est un manque à gagner qu’il faut budgétiser », explique un coursier parisien.

Pour devenir livreur à vélo, il est par ailleurs obligatoire de se déclarer auto-entrepreneur. Il faut donc compter avec les 23,1% de charges liés à l’auto-entrepreneuriat, à soustraire au revenu brut. Qui plus est, les assurances, certains équipements (vélo, smartphone) et le forfait pour la connexion peuvent aussi être à la charge du coursier.

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Coursiers à vélo pour compléter ses revenus

La livraison à vélo en plein boomMême si les meilleurs parviennent à gagner jusqu’à 3.500 euros par mois, être livreur à vélo n’est donc pas aussi simple. Cette activité demande de la détermination, quelques investissements, des sacrifices et parfois même des habiletés en calculs. Pour profiter de ses revenus et jouir de jours de congés, il faut par exemple savoir économiser et répartir ses gains efficacement. Hormis ces quelques inconvénients, il faut savoir que coursiers à vélo, c’est toujours une façon très correcte de gagner sa vie.

Si on aime le vélo et le sport ou qu’on cherche un petit complément de revenus, c’est une solution qui marche. De plus, être coursier à vélo, c’est également toute une culture « underground ». Cette activé a ses bons côtés, pour ne citer que ses championnats ou son Noël. Elle permet également d’évoluer dans un véritable esprit d’équipe et de solidarité.

A noter qu’aujourd’hui, de nombreuses plateformes font l’effort d’améliorer les conditions de travail de leur cyclistes livreurs. Si vous vous sentez aptes à jongler entre deux boulots pour arrondir vos fins de mois, pensez-y.

 

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Sources :

À propos de l’auteur : DeraV

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