Pistes cyclables parisiennes : voitures et scooters dans le viseur

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Jean-Baptiste Lasserre,
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Pistes cyclables parisiennes : voitures et scooters dans le viseur

Anne Hidalgo a annoncé que les pistes cyclables parisiennes seront dorénavant équipées de caméras pour verbaliser les scooters, motos et voitures qui empruntent les voies réservées aux vélos. Un dispositif qui vise à lutter contre les incivilités des conducteurs parisiens. Mais surtout à assurer la sécurité des cyclistes.

Les pistes cyclables parisiennes : des infractions quotidiennes

À Paris, le partage des voies entre cyclistes, scooters et automobilistes est au cœur du débat. Des conflits qui donnent parfois lieux à des scènes absurdes, voire violentes lorsque le ton monte un peu. En effet, dès que les bouchons apparaissent dans les rues de la capitale, c’est-à-dire plusieurs fois par jour, les aménagements cyclables sont empruntées par les motos et les scooters. Quand les voitures ne stationnent pas dessus…

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes cyclistes n’hésitent pas à dénoncer les difficultés qu’ils ont à rouler au quotidien sur les pistes cyclables de la capitale et la de banlieue parisienne.

>> A LIRE : #AlloMichel pour dénoncer les autos de police garées sur les pistes cyclables

Un manque de sécurité pour les cyclistes

Pour les associations pro-vélo, il est clair que la sécurité des cyclistes est menacée par ce genre de pratique. Effectivement, une piste cyclable n’est pas aménagée pour des deux-roues motorisés mais bel et bien pour les vélos.

La chaîne humaine pour protéger les pistes cyclables parisiennes
© Thibaut François – Twitter

Le 4 septembre dernier, à l’initiative des associations d’usagers de la bicyclette Paris en Selle et Mieux se Déplacer à Bicyclette, une grande chaîne humaine a été formée pour protéger la piste cyclable du pont de la Concorde. Une opération pour dénoncer l’utilisation des aménagements vélos par les deux-roues motorisées qui mettent en danger les cyclistes. Entre les longs applaudissements pour encourager les cyclistes qui passaient par là, on pouvait entendre résonner le slogan « Piste cyclable sans scooter, c’est le bonheur ! ».

Pour éviter des drames, les associations vélo demandent plus de sanctions pour ses usagers de la route qui utilisent des infrastructures cyclistes qui ne leur sont pas destinées. Si Paris veut effectivement se donner les moyens de ses ambitions et devenir une importante capitale cycliste, elle doit assurer des espaces aménagés et sécurisés pour les vélos.

La vidéosurveillance des pistes cyclables comme réponse

Pour pallier à ce problème récurrent, la municipalité a donc mis en place un système de vidéosurveillance pour verbaliser à distance les conducteurs qui ne respectent les aménagements.

Les infractions sans interception du véhicule étendues

Un scooter sur une piste cyclable à Paris
© MelieVelo – Twitter

Dans le même temps, quelques modifications ont été apportées au code la route. Le décret du 17 septembre 2018 relatif à la sécurité routière étend le nombre d’infractions pouvant être relevées sans interception du véhicule. Aux infractions d’usage de voies réservées à certains types de véhicules, comme les voies de bus par exemple, les voies vertes et les zones piétonnes ont été ajoutées. Il est donc désormais possible de verbaliser les conducteurs empruntant ces voies sans avoir besoin d’intercepter le véhicule.

À la clé, une contravention pour circulation sur voie de bus ou vélo qui s’élève à 135 euros. Même tarif pour un stationnement sur voie cyclable. L’empiétement sur un SAS vélo est également passible de 35 euros d’amende.

Des caméras pour verbaliser les scooters et les motos

D’après la mairie, près de 30 000 amendes ont été verbalisées depuis le début de l’année 2018. Dont les 2/3 pour stationnement sur voie vélo. Elle souhaite désormais passer à la vitesse supérieure. En déployant depuis le 1er octobre 2018 des caméras pour verbaliser ceux qui n’ont rien à faire sur les pistes cyclables et voies de bus. Une trentaine d’agents sont affectés à ce dispositif pour visionner les images. Les équipes d’Anne Hidalgo sont également en discussion avec la RATP pour utiliser les images des caméras embarquées dans les bus.

Un dispositif dissuasif, qui vise avant tout à protéger les cyclistes parisiens. Mais aussi à continuer d’inciter les habitants à se mettre au vélo.

>> A LIRE : Balade à vélo à Paris : découvrir la capitale autrement

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1 comment

  1. C’est le même constat partout, même aux Pays-Bas! L’incivisme est généralisé et la seule façon d’avoir des pistes cyclables respectées est de les séparer de la voie publique par des barrières, des bordures, des poteaux, sinon elles servent de variable d’ajustement au trafic routier privé!

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