Le médecin à vélo…

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Othello Desurmont,
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Le médecin à vélo…

Voici pour commencer cette série le témoignage de Pascal médecin qui a troqué la voiture pour le vélo…
« Bonjour, et merci pour la tribune.

Je suis médecin, 52 ans, et sous l’influence combinée d’un voyage à Berlin où les gens se déplacent à vélo toute catégorie bien avant nous et le journal de la joie de vivre « La Décroissance », j’ai définitivement laissé tomber la voiture depuis 7 ans.

C’est une re-naissance, je fais tous mes déplacements professionnels à vélo (soleil ou pluie) alors que ce n’était qu’une activité de loisir. Je ne parts plus en vacances qu’en train + vélo, y compris avec ma femme et mes enfants (2 adolescents).

Mais je pense que même avec toutes les précautions (casque systématique, visibilité, freinage optimal, avertisseur performant comme l’Airzound) c’est une activité à risque important. Je fais en moyenne 2 ou 3 chutes sérieuses par an (luxation d’épaule, hématomes douloureux pendant 2 semaines, plaies par abrasion qui mettent 2 semaines pour cicatriser). Il faut dire que je vais probablement trop vite mais je ne peux m’en empêcher, c’est grisant, je pète la forme et on gagne beaucoup de temps en ville.

Motivations : écologique bien sur mais je préfère dire anthropologique parce que la finalité est de sauver le genre humain de l’aliénation par la consommation régressive, asservissante et égoïste.

Naturellement, c’est aussi l’hygiène mais qui associe le plaisir, parce que je suis médecin et que chutes mises à part le bénéfice pour la santé est énorme.

Économies importantes, pas seulement sur le carburant et l’entretien, mais depuis plus de 10 ans je n’achète pas de voiture, et je pense sérieusement ne plus jamais en acquérir (j’en ai 2 qui restent au garage, pour ma femme et les enfants, et qui totalisent à elles deux moins de 8000km par an); Au pire, train, co-voiturage, location exceptionnelle d’un véhicule, ou taxi n’ont aucune commune mesure en dépenses sur le long terme.Ce sont des 10 aines de milliers d’euros autrement utilisables !

La convivialité !!, on se dit plus souvent bonjour dans le rue, je suis devenu un sujet de conversation gai…

La dignité remplace l’ostentation, la fatuité et la vanité du conducteur.

Seul point noir, je désespère de transmettre tout cela à mes proches ou mes patients, la paresse ou l’inconscience semblent l’emporter pour une immense majorité… (peut-être aussi la difficulté d’entretenir et bien régler son vélo seul) »

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3 comments

  1. Deux remarques:

    – VAEiste depuis 3 ans, j’ai déjà parcouru (à Paris et en petite couronne) environ 7500km, presque uniquement en trajets domicile-travail et courses dans Paris intra-muros, sans aucune chute. L’avantage du VAE (outre le coup de pouce en côte et par vent de face), c’est qu’il n’y aucun intérêt à rouler vite, puisque l’assistance se coupe à partir de 25kmh. Dès lors, le risque de chute/blesssure est moindre que les cyclistes « normaux » qui filent parfois à 35kmh , voire plus… sans doute le cas de ce médecin? Je confirme à 100% pour le sentiment de bien-être, de convivialité… sans oublier une autre façon d’aborder les dames! Les blaireaux à gourmette et Rolex au volant de leur 4×4 sont complètement « out »!

    – Il ne faut pas désespérer de convertir les autres: le nombre de VAE augmente très vite à Paris, et dans ma propre entreprise (600 salariés), deux collègues s’y sont déjà mis. La crise (loin d’être finie) va faire d’autres convertis, je n’en doute pas!

  2. Félicitations. C’est très encourageant d’entendre ce genre de propos de la bouche d’un médecin. Faire de son vélo son moyen de transport principal (et unique dans mon cas), c’est gagner énormément en qualité de vie. Par contre, en convaincre les gens, dans notre civilisation de la voiture, me semble quasi-impossible. Il faudrait des mesures d’incitation très fortes !

  3. Bravo à vous! cela résume parfaitement que se déplacer à vélo c’est tout à fait réalisable. Ce n’est pas toujours facile mais quel bonheur au final! Nous avons fait le même constat au niveau kilométrages: de 50000 km/an avec 2 voitures, nous n’en faisons plus que 10000 avec une seule voiture. Des économies, des bienfaits pour la santé et en plus une autre façon de voir ce qui nous entoure. A mon niveau je vois un point noir: le train qui n’est toujours pas adapté au vélo, notamment le TGV.

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