Une amélioration du réseau cyclable pourrait sauver 10 000 vies par an

Publié par 
Jean-Baptiste Lasserre,
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Une amélioration du réseau cyclable pourrait sauver 10 000 vies par an

Chaque année en Europe, 10 000 vies pourraient être épargnées grâce à la pratique du vélo. Ce sont en tout cas les conclusions d’une étude réalisée par des chercheurs espagnols. Toutefois, pour arriver à ce résultat, il faudrait augmenter de 10% le réseau cyclable européen.

La pratique du vélo : un impact significatif sur la mortalité

Publiée récemment dans la revue Preventive Medicine, cette étude a été menée par des chercheurs du Barcelona Institute for Global Health. Et elle soulève une problématique encore trop peu prise au sérieux. Inciter les citoyens à se mettre au vélo, c’est vital.

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© David Di Marcantonio – Flickr

L’étude porte sur 167 villes de onze pays européens. À partir de l’estimation de la longueur de leur réseau cyclable et sa densité, ainsi que de la part de l’utilisation du vélo pour les trajets quotidiens, les chercheurs ont envisagé quatre scénarios. Chacun correspond à une potentielle augmentation de la longueur des aménagements cyclables. À Londres par exemple, la ville étudiée où les chiffres sont les plus évocateurs, si toutes les rues étaient dotées de pistes cyclables, 1200 morts par an seraient évités. Mais les résultats pour le scénario le moins ambitieux sont toutefois significatifs. 10 000 morts par an pourraient être évitées si les grandes villes européennes étaient dotées de 10% de pistes cyclables supplémentaires.

Un travail qui s’inscrit dans le projet Physical Activity Through Sustainable Transport Approaches (Pasta) financé par l’Union européenne qui tend à démontrer en quoi l’augmentation de la part de mobilité active dans les déplacements quotidiens serait bénéfique à plus d’un titre.

L’amélioration du réseau cyclable, une solution à bien des problématiques

Un plus grand nombre de pistes cyclables peut être effectivement une solution directe à trois problèmes majeurs des sociétés européennes. Le sédentarisme, véritable fléau du style de vie du XXIème siècle, touche 60% de la population adulte mondiale d’après l’OMS. Principal responsable de l’obésité, le manque de pratique d’exercice physique est aussi à l’origine de nombreuses maladies cardiovasculaires et de 2 millions de décès chaque année. Deuxième problème : les problèmes respiratoires dont souffrent de nombreuses personnes. Enfin, la mauvaise qualité de l’air qui envahit la plupart des métropoles européennes.

Le vélo est une réponse idéale et peut effectivement permettre d’améliorer ces 3 problèmes. Il casse le rythme du métro-boulot-dodo en et apporte une activité physique. Il a aussi des effets bénéfiques sur certaines pathologies comme l’asthme et participe à la diminution de la pollution.

Cyclistes en ville sur la route
© Kristoffer Trolle – Flickr

C’est en cela que le vélo, et plus généralement la mobilité active, a une triple efficacité. Pour rappel, mobilité active comprend toute forme de déplacement qui utilise uniquement l’activité physique de l’être humain, sans aucun autre apport d’énergie (comme un moteur par exemple). En plus de garder la population en meilleure santé et active physiquement, la pratique du vélo permet des économies. Il faut évidemment ajouter à cela toutes les conséquences qui en découlent : diminution du nombre de voitures donc baisse du nombre d’accidents de la route, etc.

>> A LIRE : le vélotaf équivaut à 5 séances de sport par semaine

Les européens favorables à la pratique du vélo

D’après les estimations récentes, 4% des français se déplacent à vélo au quotidien. Et même si on est encore loin des 23% de proportion de cyclistes quotidiens au Danemark ou des 36% aux Pays-Bas, la motivation semble toutefois présente. Effectivement, 25 % des citadins choisiraient le vélo pour leurs déplacements en ville si les aménagements cyclables étaient au rendez-vous. Avec la garantie de pouvoir se déplacer facilement sur des pistes plus denses. Mais aussi des pistes bien aménagées et en bon état, continues et à l’écart de la circulation. Le vélo pourrait rapidement s’imposer comme un moyen de transport naturel.

Il faut désormais que les politiques d’aménagement suivent. Notamment par le biais d’un plan vélo structuré et financé comme le réclame la FUB, la Fédération des Usagers de la Bicyclette, depuis plusieurs mois. La dynamique est déjà bien engagée, comme avec le projet de développement véloroutes européennes EuroVelo. En attendant encore mieux.

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