Le lien entre pollution de l’air et santé à vélo

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Dera Victory,
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Le lien entre pollution de l’air et santé à vélo

15.000 litres, c’est la quantité moyenne d’air qui doit transiter par jour par nos voies respiratoires ! Cependant, l’air que nous respirons aujourd’hui n’est plus aussi sain qu’avant. A cause de nos activités quotidiennes, divers polluants se retrouvent en effet dans notre atmosphère. Leur présence réduit considérablement la qualité de l’air, augmentant les risques pour notre santé. Cette pollution de l’air a notamment des effets connus sur nos poumons, notre cœur, aussi bien que notre cerveau. Parlant de lien entre pollution et santé à vélo, cela n’est donc plus à démontrer. Désormais, il est temps d’agir, ceci pour notre bien-être présent et futur.

D’où vient la pollution de l’air ?

Les sources de la pollution de l'airLorsqu’on dit que l’air est pollué, il faut savoir que c’est parce que des polluants y sont retrouvés. Ces polluants sont aussi nombreux que variés. Ils peuvent par exemple venir des pesticides qui sont épandus sur nos cultures. Les combustions d’énergies fossiles et de biomasses sont également sources de certains polluants. Aujourd’hui, tous les secteurs d’activités économiques peuvent être de potentielles causes de pollution de l’air. Trafic terrestre, aérien ou maritime, activités agricoles, chauffage résidentiel et tertiaire… Tous émettent présentement bon nombre de polluants dans notre air. Que ces sources soient fixes ou mobiles, les polluants qu’elles produisent peuvent se volatiliser dans l’air et se répandre sur de très longues distances.

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Des conséquences néfastes, même pour la santé à vélo

Actuellement, ces sources de pollution étant connues, il est possible de savoir précisément quels types de polluants celles-ci dégagent. Pour ce faire, on peut procéder à des analyses chimiques. Il est aussi possible de se référer aux déclarations d’émissions faites par certains sites industriels. Effectivement, à partir d’une certaine taille, ceux-ci sont tenus d’envoyer ce genre d’informations aux administrations concernées. Le CITEPA ou Centre Interprofessionnel Technique d’Étude de la Pollution Atmosphérique est notamment l’une d’entre elles. Elle est entre autres chargée de collecter ces données afin de connaître les types et quantités de polluants et de gaz à effet de serre émis par ces sites dits ICPE ou « Installation Classée de Protection de l’Environnement ». Ceci, afin de pouvoir par la suite identifier les pathologies qu’ils peuvent entraîner.

Pollution de l'air : des effets néfastes sur la santé à véloEn effet, les conséquences de la pollution de l’air sur la santé et notamment la santé à vélo existent. Ces effets négatifs sont connus depuis longtemps. Tout le monde peut en être victime, autant les automobilistes que les cyclistes, surtout dans les grands centres urbains. Il a été admis qu’il existait bel et bien un lien de causalité entre pollution atmosphérique et mortalités. Le lien entre pollution, cancers, maladies respiratoires et problèmes neurologiques a maintes fois été établi. De nombreuses études, épidémiologiques et médicales ont été publiées afin d’en apporter la preuve. L’ADEME ou encore l’Institut de Veille Sanitaire (INVS) l’ont reconnu. D’ailleurs, ce n’est pas sans raisons que l’OMS a défini des seuils à ne pas dépasser en termes de pollution de l’air.

De nos jours, c’est également en sachant que ce lien entre la pollution et la santé existait que les directives européennes fixant les objectifs à atteindre sur la qualité de l’air ont été établies. Toutefois, force est de constater que malgré tout, les choses évoluent peu.

48 000 décès prématurés par an à cause de la pollution

Chaque année, selon une étude de Santé publique France, ce serait ainsi près de 48 000 décès prématurés qui seraient causés par la pollution de l’air. Ses effets sur la santé à vélo bien qu’ils soient variés, (étant fonction par exemple des taux de polluants absorbés), restent avérés. La pollution de l’air serait notamment source d’un nombre ahurissant de crises d’asthme. Elle causerait en outre bon nombre de maladies respiratoires. Face à ce problème d’envergure, de nombreux médecins, scientifiques et ONG ont donc tiré la sonnette d’alarme.

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Afin de prévenir les responsables politiques, les actions entreprises se sont multipliées. Pour sa part, la professeure Jocelyne Just, pneumologue et allergologue à l’hôpital pédiatrique Trousseau, à Paris, a été claire à ce sujet. Pour elle, lorsqu’on lui pose la question « Est-ce que les pics de pollution sont responsables de pathologies respiratoires », la réponse est sans appel :

« Mais oui ! Mais oui, on voit plus de malades ! On le sait, mais oui, c’est écrit ! Mais oui, scientifiquement c’est prouvé » ! « Le lien entre pollution et santé, respiratoire et en général, est fait depuis une trentaine d’années, avec des documents scientifiques extrêmement pertinents. »

Toujours selon cette professeure, aujourd’hui, il faut désormais passer à l’action. Il faut que « la population sache que la pollution est néfaste pour la santé ». C’est à elle de dire : « Il faut du changement« , « il faut prendre des mesures » ajoute-elle.

« Est-ce que vous trouvez normal que, pendant les pics de pollution, on dise ‘Plus de cour de récréation’ ? « C’est ça, la vie future que l’on veut pour nos enfants ? » … « Ce n’est pas possible » conclue ce pneumologue.

Alors, à quand les changements en question ?

Pour l’heure, on peut se demander si prochainement, nous parviendrons à effectivement changer les choses ? Toutefois, il ne faut pas oublier que nous pouvons agir à notre niveau et ce, dès aujourd’hui. Pour lutter contre la pollution de l’air et préserver notre santé à vélo, des moyens efficaces existent. Songer à nous mettre plus souvent à pédaler peut déjà largement contribuer à améliorer la qualité de notre air. De quoi nous permettre, et surtout permettre à nos enfants de profiter d’un meilleur futur. Tout le contraire de ce qui est notamment montré dans la vidéo qui suit.

Sources :

 

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