Cycles n’ Repair : l’atelier vélo mobile à Courchelettes

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Virginie de Citycle,
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Cycles n’ Repair : l’atelier vélo mobile à Courchelettes

Entretien avec Nicolas Roussel à la tête d’un atelier vélo à Courchelettes appelé Cycles n’ Repair. Le réparateur se déplace et propose de réparer des cycles dans le grand Douaisis.

Présentez Cycles n’ Repair à nos lecteurs…

J’ai créé Cycles n’ Repair au mois de septembre 2016. L’activité de cette société est principalement la réparation de cycles à domicile. J’ai repris à mon compte ce concept d’atelier itinérant en apportant ma touche personnelle. J’essaye d’optimiser un maximum la mobilité de mon « shop » en proposant, en plus des réparations, la location de vélos classiques ou électriques qui sont mis à disposition et récupérés à l’endroit choisi par le client. Mon secteur d’activité se situe dans le grand Douaisis (Lille, Arras, Cambrai, Valenciennes, Lens, Lievin, Douai…). Je travaillais auparavant pour un magasin de vélo en ligne. Cette expérience m’a servi pour parfaire mes connaissances techniques, mais aussi pour imaginer tout ce qui manque aux magasins en ligne : le service personnalisé.

Réparateur vélo mobile

Quel type de réparation pratiquez-vous ?

En ce qui concerne les réparations, je rencontre des situations très différentes. Du vélo Hollandais des années 70 au vélo de course à dérailleur électrique à mettre à jour à l’aide d’un PC portable… Pour la vente, j’utilise une boutique pro sur Leboncoin pour présenter mes modèles de vélos neufs, c’est un peu ma « vitrine ». Au final, 90% des clients rencontrés sont localisés à proximité de mon siège social. Pour la location, j’ai une page en anglais sur mon site internet qui me ramène des clients d’Outre-Manche en vacances dans la région. Je ne pensais pas parler autant anglais dans ce métier… Le mois dernier un canadien anglophone est venu sonner à ma porte pour changer un rayon et un boitier de pédalier. Il a essayé de m’expliquer en français ce qu’il voulait. Quand je lui ai répondu en anglais j’ai senti qu’il était rassuré…

Atelier mobile de Cycles n'repair
A l’intérieur de l’atelier mobile Cycles n’ Repair

Pourquoi s’être lancé dans un atelier vélo ?

A titre personnel, je suis pratiquant depuis mon enfance. J’ai commencé par le mythique « Bi-cross » des années 80. Je suis ensuite passé par le vélo de course, le VTT et enfin le Triathlon, sport que je pratique depuis 1993. Je découvre par mon métier des pratiques nouvelles comme le Cani-VTT ou le Fat-bike… Le plus gros essor étant bien entendu le vélo électrique. Je suis passé de pratiquant averti à professionnel depuis quelques années. Précédemment, je travaillais dans l’aéronautique. Mon précédant métier m’a apporté beaucoup de satisfaction, mais j’avais envie de me lancer un nouveau défi avant de devenir quadragénaire… Je suis bien sûr passionné de vélo et issu d’une famille de cycliste. Mais mon autre motivation (plus intime), c’est le défi de se dire à 38 ans, je change de vie et je repars de zéro vers une seconde passion.

Constatez-vous qu’il y a de plus en plus de vélos en ville ?

Pour les vélos en ville, les infrastructures étant encore trop peu nombreuses, leur nombre n’est pas exceptionnel. On en trouve plus dans les villes qui investissent dans des pistes cyclables ou des abris vélo sécurisés. (Le vol est aussi un fléau au développement de ce mode de locomotion…).

La subvention pour l’achat d’un VAE par l’Etat, bonne idée ?

Oui ! D’ailleurs j’ai vu, comme beaucoup de monde, l’évolution des comportements sur la route vis-à-vis des cyclistes. Mon souhait, c’est que notre pays prenne exemple sur les pays comme la Suède ou le Danemark qui font des vélos les rois des villes. Dans cette optique, la subvention est une bonne idée. Mais la sensibilisation des usagers de la route à propos des cyclistes est faible ou inexistante. Une refonte du code de la route intégrant des règles spécifiques pour les cyclistes et surtout des campagnes d’information à la télé me semble une priorité pour l’avenir. Le développement d’autoroutes cyclistes entre les grandes villes est aussi une piste à réfléchir. Surtout dans une région comme les Hauts de France qui regroupe de nombreuses agglomérations distantes de 20 à 30 km… La technologie existe, reste à faire changer les mentalités…

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