Le vélo, « une chance pour le train » ?

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Jean-Baptiste Lasserre,
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Accueil, Cyclisme urbain, Intermodalité

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Le vélo, « une chance pour le train » ?

L’intermodalité entre train et vélo est devenue un enjeu primordial de la mobilité. Combiner ces deux moyens de transports pour voyager pourrait être une alternative sérieuse à la voiture. Et si le cycliste a besoin du train, ce dernier peut, lui aussi, avoir besoin de la présence des vélos. Embarquer son vélo dans le train pourrait même bientôt devenir un droit. Explications.

Des amendements et une pétition pour favoriser le train+vélo

L’intermodalité train et vélo, un enjeu majeur

Dans le cadre du projet de loi d’orientation des mobilités (LOM), le collectif Train+Vélo a proposé en février 2019 deux amendements visant à favoriser le transport des vélos dans les trains et les bus en prévoyant des places obligatoires pour transporter des vélos dans ces transports. Avec une revendication plutôt simple : que l’embarquement des vélos dans les trains et les cars soit un droit.

Cette revendication répond à un enjeu crucial de notre époque et aux besoins quotidiens de nombreux cyclistes : l‘intermodalité. Véritable solution de mobilité, l’intermodalité train-vélo concerne aussi bien aux déplacements pendulaires que pour les loisirs ou le tourisme à vélo. En effet, l’accès aux gares par transports publics, notamment en milieu rural, est souvent déficient, voire inexistant. Cette combinaison train et vélo en milieu urbain est également une alternative sérieuse à la voiture.

L’amendement pour les vélos dans les trains a été déposé par plusieurs sénateurs de divers bords politiques. Cet amendement vient d’ailleurs en prolongement de celui voté le 15 novembre 2018 par le parlement européen, pour implanter dans tous les trains neufs et rénovés huit emplacements pour les vélos non démontés.

>> A LIRE AUSSI : Europe : quelle place pour les vélos dans les trains ?

Les revendications du collectif

Tract distribué lors de la mobilisaiton du mars détaillant l'amendement
© CycloTransEurope – Collectif Vélo+Train

Concrètement, le collectif demande un nombre minimal de 8 places de vélos non démontés par train pour la SNCF et tous les opérateurs à venir. Ainsi qu’un nombre minimal de 5 places de vélos non démontés pour les cars affectés au transport de voyageurs sur des lignes régulières ou saisonnières, à l’exception des services urbains.

« Art. L. 2151-4. – Les matériels neufs et rénovés affectés à la réalisation des services ferroviaires de transport de voyageurs circulant sur les infrastructures appartenant à l’État et à ses établissements publics ainsi qu’aux réseaux d’Île-de-France, de Corse et de PACA, à l’exception des services urbains, prévoient au minimum huit emplacements destinés au transport des vélos non démontés »
Extrait de l’amendement déposé par le collectif Train+Vélo

Une pétition pour soutenir ces amendements a été lancée par 17 associations de défense du vélo et de l’environnement. Et a déjà été signée plus de 7000 fois. Le collectif s’est par ailleurs réuni le 2 mars gare de l’Est à Paris pour sensibiliser les usagers du train à cette question.

Débats et table ronde autour du vélo

Le 14 novembre 2016, CyclotransEurope organisait déjà une journée d’étude intitulée « Le vélo, une chance pour le train ». L’occasion de mettre en avant les avantages de l’intermodalité entre le train et le vélo.

« Le train est un partenaire indispensable au cycliste« . C’est ce qu’affirmait alors l’association CyclotransEurope, réunissant plus d’une centaine de personnes à l’Hôtel de Ville de Paris.

Durant cette journée d’études, une table ronde des usagers a également eu lieu. Plusieurs sujets ont été évoqués comme « le vélo au secours du climat ». Mais aussi le « lien indissoluble du train et du tourisme à vélo« . Ou encore « la problématique du vélo dans le domaine ferroviaire« .

Un sujet important puisque malheureusement, dans certains cas, voyager avec son vélo à bord d’un train peut entraîner quelques difficultés. C’est pourquoi, à l’occasion de sa journée d’études, CyclotransEurope a publié un guide pratique du cycliste pour voyager en train avec son vélo rappelant quelques règles comme l’obligation de réserver un espace pour sa monture selon la ligne empruntée ou l’importance de rendre la cohabitation facile entre voyageurs et cyclovoyageurs.

Train et vélo : voyager avec un duo à fort potentiel

Cette journée a ainsi pu être l’occasion de rappeler à tous que pour un cycliste, se déplacer sur les lignes ferroviaires avec son vélo peut s’avérer très pratique. Que ce soit pour les voyages ou les trajets du quotidien, combiner les deux moyens de transport est une solution parfaite. Et de nombreux avantages sont à en tirer : plus de rapidité, de souplesse et bien évidemment la possibilité de choisir entre des destinations plus variées.

Sans oublier que le vélo et le train sont deux moyens de transport à zéro émission de CO2. Il est plus écologique de les combiner que de se déplacer en voiture. Le vélo ne polluant aucunement et le transport ferroviaire ne consommant pas autant d’énergie que plusieurs autos, l’empreinte au sol se retrouve réduite.

Lier le vélo et le train pour ses déplacementsLe vélo est un mode de déplacement doux, idéal pour se maintenir en forme, rapide et surtout économique. Pour ce qui est du train, et plus particulièrement pour les cyclistes, celui-ci constitue une véritable aubaine. Effectivement, en vacances par exemple, prendre le train avec son vélo, c’est la chance de pouvoir se rendre plus vite à destination. Ce moyen de transport permet notamment aux cyclo-voyageurs de rallier plus aisément leur point de départ. De même en cas de panne, d’intempéries ou tout simplement de fatigue, voyager en train avec son vélo peut s’avérer des plus profitables.

D’ailleurs à l’heure actuelle, il est indéniable que les cyclistes constituent une clientèle fidèle et toujours de plus en plus nombreuse sur les lignes ferroviaires. La preuve, sur la Loire à vélo, ils ont été 57% des itinérants à utiliser le train avec leur vélo en 2016. Un chiffre non négligeable, synonyme d’une véritable opportunité à saisir.

[Article publié le : 16 novembre 2016 et remis à jour le 2 avril 2019]

Source : CyclotransEurope

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1 comment

  1. les emplacements réservés pour les vélos, c’est très bien, mais des modes d’attaches adéquats seraient encore mieux. Suspendre à un crochet un vélo chargé pour une randonnée, je ne sais pas si c’est très bon pour la gente et les roues. Sans compter le poids pour le suspendre; C’est le cas dans les TER, et je n’ai aucune confiance dans ce système. Jusqu’à présent , j’ai réussi à déposer mon vélo à plat sur le sol, car j’étais le seul dans ce cas, maintenant, si il y avait eu d’autres cyclistes avec moi, je ne sais pas comment nous nous serions arrangés…

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