Infrastructures vélo à Marseille, un effort d’aménagement à poursuivre

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Virginie de Citycle,
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Infrastructures vélo à Marseille, un effort d’aménagement à poursuivre

Notre contributeur Alain est un cycliste régulier. Il revient pour vous sur les aménagements dédiés au vélo présents dans les alentours de Marseille où il a l’habitude de rouler.

A chaque cycliste son chemin

Ma pratique du vélo remonte à 1967. En dépit d’interruptions parfois très longues, j’affiche 17 années pleines de cyclisme et d’autres années se limitant à une pratique occasionnelle durant les périodes de congés. J’ai bouclé deux Paris-Brest-Paris et bon nombre de brevets cyclo. Sans prétention, je bénéficie d’une solide expérience, celle-ci étant la somme des erreurs accumulées dit-on. En vélo généralement, on s’en  souvient ! De cette expérience, je dénote plusieurs catégories de cyclistes.

famille-2wehoo_0Depuis la moitié des années 80, on retrouve le vététiste cyclant sur des sentiers plus ou moins carrossables comme à travers le Garlaban. De même, le cycliste routier est ensuite un coureur sportif amateur. Il est doté d’un vélo parfois très haut de gamme et axe son entraînement sur la compétition. Son terrain de jeu est vraiment sur le bitume, de l’asphalte. Souvent affilié en FFCT, le cyclotouriste est assez polyvalent. On le retrouve un peu partout et notamment sur des voies vertes et Eurovélo-routes. Il participe aux brevets ou rallyes homologués par cette même fédération. Distinguons les rallyes n’excédant pas les 100 km et les grands Brevets qui nécessitent un entraînement plus assidu. Le cycle du cyclotouriste est assez identique à celui des compétiteurs. A ça près qu’ils sont dotés d’accessoires liés à la pratique des longues distances.

On retrouve par ailleurs le cycliste de plaisance – comme le titre d’un livre de Jean Bobet – qui roule généralement seul. Au grès de sa condition physique et de son humeur. Il arrive qu’il cycle en famille sur un parcours adapté à tous, dans un parc, sur le bord de mer ou en campagne… Quant au cycliste urbain, il est équipé d’un vélo adapté à sa pratique : pour faire des courses ou bien pour se rendre au travail… ll y a aussi ceux qui travaille à vélo. Généralement des coursiers effectuant des livraisons juchés sur des vélos à pignon fixe et dotés au cas où, d un frein.

Parlons infrastructures

  • Les bandes cyclables

bande cyclableCe sont les parties latérales de la chaussée matérialisées par une simple ligne blanche sur la route ou le trottoir. Le principal inconvénient est l’absence de séparation physique avec la chaussée. Sans oublier les rejets de la circulation comme les bouts de verre qui multiplient les risques de crevaisons. Mieux vaut d’ailleurs toujours vérifier l’état de la bande de roulement de chaque pneu après votre passage.

  • Les pistes cyclables

piste cyclablePropres aux cyclistes, elles sont surélevées et présentent une déclivité quand elles s’achèvent permettant de rejoindre la chaussée sans souci. Elles sont séparées de la route par une haie de feuillus ou d’arbustes, et matérialisées par un revêtement. Le croisement est souvent indiqué par un panneau « Cédez le passage ». Citons la piste cyclable qui va de Trets à Aix : un exemple de réalisation réussie.

 

Exemple d’aménagements hors Marseille

La montée des Termes est agréable mais quelque peu étroite de chaque côté de la route. Au sommet, l’aménagement cyclable s’interrompt sur 300 mètres et reprend après le croisement pour aller sur Valdonne. Elle est sans interruption jusqu’au croisement de la Nationale 7. En prenant à gauche puis direction Trets, elle continue pour devenir insignifiante jusqu’à Peynier.

termes à véloDans l’autre sens par contre, dès la sortie de Peynier et jusqu’a la Nationale 7, il existe un autre endroit accessible à vélo. En prenant à gauche, on se retrouve au lieu-dit La pomme : la route de Valdonne qui emmène au sommet des Termes par l’autre versant. D’Aubagne à Marseille, c’est une alternance de bandes cyclables et de pistes entrecoupées d’interruptions… Un peu la même chose du sommet de la Sambuc jusqu’à Auriol.

Le retour dAubagne peut s’effectuer par Eoures. C’est peu fréquenté mais bosselé et doté d’une bande cyclable n’excédant pas trois kilomètres. Mais bien entendu, il doit y en avoir d’autres ! En conclusion, il y a eu un réel effort d’aménagements dans cette partie de la région. Mais à poursuivre, sans aucun doute. Reste que l’on a l’impression que la bande ou la piste cyclable concernée fut ajoutée en quelques sortes après, et qu’elle n’a pas été pensée d’emblée. A la décharge des décideurs, le volume de voitures dans les années 70 ne justifiait pas encore de réflexions sur ces aménagements. Pour l’heure profitons des infrastructures existantes ! Lors d’un prochain article, nous évoquerons quelques parcours sur des routes des environs, peu fréquentées, donc idéales pour une pratique sereine.

Alain

Sources : 

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5 comments

  1. J’ai interrogé le conseil départemental sur le statut des « bandes et pistes cyclables » entre Marseille et Aubagne qui sont évoquées dans cet article. Il ne s’agit ni de l’une, ni de l’autre. Ce ne sont que des « accotements revêtus » ou des « surlargeurs multifonctionnelles ». Ainsi en cas d’accident impliquant un cycliste quittant « l’accotement revêtu » pour éviter des véhicules en stationnement ou les nombreuses épaves qui jonchent cette voie (ce qui arrive tous les 200 mètres environ), et un véhicule arrivant de l’arrière et circulant sur la chaussée, la responsabilité pénale du cycliste serait entière de même que sa présomption de responsabilité par rapport aux règles de l’assurance et ce, même en présence des très nombreux marquages « Vélo » qui sont présents au sol sur cet axe (la RD2). En conséquence, l’emprunt de la chaussée est certes dangereux (différence de vitesse entre les cyclistes et les véhicules motorisés, voie étroite, stationnement anarchique,…) mais conforme au code de la route. En revanche, l’itinéraire par Eoures et ce, dans les deux sens, nécessite une condition physique et sportive qui dépasse celle d’un cycliste pratiquant la balade du dimanche. Même si ce n’est pas très beau, que ça ne sent pas bon et que c’est urbain, je préconise au public non averti d’utiliser comme parcours alternatif, la route qui va de St Loup à Aubagne en passant par La Penne.
    Concernant les efforts qui sont cités par le rédacteur, je roule presque tous les jours sur Marseille et ses environs en vélo droit et parfois en vélo couché et je dois dire que je constate régulièrement des inepties sur l’aménagement des voies cyclables liées à l’absence d’une culture vélocipédique. Il m’arrive souvent de ne pas emprunter ces aménagements qui sont dangereux même si les routes sont très abîmées. Et si vous ajoutez à cela, un défaut d’entretien de ces aménagements, les obstacles physiques dont les nombreuses bordures, les stationnements illicites ou non, une couche de trottinettes et de cyclomoteurs électrique ainsi que la déambulation des piétons ou des usagers de la RTM (par exemple, les arrêts de la 83 sont implantés sur la piste longeant la Corniche), cela devient suicidaire. Mais c’est un début. Il faut être optimiste !

  2. quelle belle piste sur la voie ferrée désaffectées d’aubagne trest? ,qui devrait etre amménagé pour le plaisir de tous les cyclistes en forte augmentation dans notre région. Mais cela ne rapporterait rien.

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  5. Sur la commune de Martigues, il y a des belles pistes cyclables, y compris une montée de col en site propre (!), par contre à Carry le Rouet ce n’est pas terrible. Dans cette région lorsque je circule en vélo couché, je suis pris pour un ovni !

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