Copenhague : le bilan !

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Othello Desurmont,
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Copenhague : le bilan !

Alors que la conférence sur le changement climatique s’est achevée ce week-end à Copenhague, le bilan est amer pour tous ceux qui comptaient sur l’engagement de nos nations pour sauver notre environnement !

Après 12 jours de sommet, le bilan de Copenhague sur le climat ressemble à un accord basé sur des ambitions réduites, sans cadre contraignant et qui, obtenu par des négociations de couloirs, n’est pas signé par tous les pays.

Florent Baarsch, étudiant en commerce à Marseille est également un tracker de négociation. Expert en écologie, il a fait parti d’un programme lancé par une coalition d’ONG dont la mission était de décrypter les négociations de Copenhague et de rencontrer les délégués afin de peser sur les débats, et apporter son lot d’informations au grand public. C’est ainsi qu’il confie que «C’est très difficile de voir comment tout se négocie, comment on se rapproche de l’échec. Pour la première fois, le climat évolue plus vite que les mentalités… et personne ne veut être le premier à mettre un chèque sur la table. Pas plus les États que les citoyens d’ailleurs. » La mission de Florent est de fournir un papier d’analyse par jour, pour le blog d’Adopt a Negociator. En plus il écrit sur son blog hébergé par le site du Monde.
Parce qu’il n’y a pas de «Planète B», pour ce tracker, “l’Accord de Copenhague” comme le nomme certains chefs d’Etat, n’est qu’une catastrophe, un échec, voire une honte !

Le principal échec de Copenhague serait l’accord obtenu par les Etats-Unis et la Chine lors de discussions parallèles. Un document non contraignant bien en deçà des volontés affichés. Son contenu est loin d’être à la hauteur des attentes que la conférence avait soulevées: s’il affirme la nécessité de limiter le réchauffement planétaire à 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, le texte ne comporte aucun engagement chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre, se contentant de prôner la « coopération » pour atteindre un pic des émissions « aussi tôt que possible ». Vous pouvez retrouver un article du Monde sur les principaux points du texte discuté à Copenhague.

La négociation de Copenhague a mis en lumière le rôle incontournable des deux pays les plus pollueurs de la planète : la Chine et les Etats-Unis. Le « G2 » a fait la négociation, sans que les Européens ou les pays en développement aient vraiment leur mot à dire. Les tensions entre les deux pays ont été très vives, mais leurs intérêts contradictoires ont conduit à une alliance objective pour préserver leur souveraineté. Les deux pays échappent ainsi à tout objectif contraignant. La Chine s’est notamment opposée à la mise en place de mesures de vérification de l’application de l’accord.
Pékin et Washington ont été rejoints par l’Inde qui ne veut pas non plus entraver sa croissance. A trois, ils représentent la moitié de la population mondiale !

Côté France, Nicolas Sarkozy avait décidé de “sauver l’Humanité” en venant à Copenhague,. La communication était ultra-maîtrisée : compte Twitter créé pour l’occasion, interview télévisée juste avant de partir, avion plein de journalistes, ballade organisée main dans la main avec Angela Merkel dans le centre de conférence, discours écrit pour haranguer la foule et stratégie pour mettre notre président au centre d’un accord.
Sur place, Monsieur le Président a fait preuve de volontarisme. Il s’est beaucoup investi dans le sommet, il a fait beaucoup de déclarations, mais il aussi beaucoup poussé les uns et les autres à se rencontrer, outrepassant la passivité danoise. La responsabilité de l’échec est collective, pourtant, un constat a pu être dressé entre ceux qui sont venus saboter le sommet et ceux qui l’ont tiré vers le haut ! Vendredi, Nicolas Sarkozy a conclu que « le meilleur accord possible avait été trouvé ». Mais, en coulisses, il ne cachait pas sa déception : il avait fait d’un accord contraignant son cheval de bataille. « Cela n’a pas été possible » a-t-il concédé. Sa mise en scène vendredi soir, destinée à montrer sa détermination, ne masque pas l’effacement des Européens dans la dernière phase des négociations.

Pour les écologistes du monde entier : cet accord ne va pas assez loin. Certains, comme les Verts français, estiment qu’ils s’agit d’un « lamentable fiasco ». Nicolas Hulot se dit « consterné » tandis que le réseau international des Amis de la terre se dit « écœuré de l’incapacité des pays riches à s’engager ».

Maintenant, je vais vous dire ce que je pense de tout cela !
Je suis choquée par tous ces commentaires religieusement prosaïque qui mettent en cause les incompétences de nos gouvernements. Pourquoi toujours placer la faute sur les autres. Nous savions tous que nos hommes politiques étaient, par définition, incapable de statuer pour le bien-être de notre planète car l’économie verte ne rapporte rien ! Les accords politiques que nous attendions de la part de nos «écologistes officiels» n’auraient été qu’un panneau publicitaire de plus pour communiquer sur les efforts merveilleux en faveur de l’environnement qu’entreprennent nos différents pays, et par là, j’entends adverses pour ne pas dire ennemis !
Certes, beaucoup de nations ont besoin de prendre conscience de l’implication que la nature nous réclame, tout ceci par manque d’informations ou de volonté. Et en cela, cette conférence a du bon. Mais comme je vous l’ai déjà dit dans mes précédents articles sur le sujet, nous sommes les responsables et par conséquent, les acteurs de la protection de notre planète ! Nous, individus, et non masse passive d’assistés qui attendraient le sens de la vague pour bouger ! Continuons à préserver notre environnement par de simples gestes au quotidien !

Sources :

Le Monde
Génération Verte

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