Copenhague 2009 ou l'avenir de notre espèce !

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Othello Desurmont,
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Copenhague 2009 ou l'avenir de notre espèce !

Aujourd’hui, se tient l’ouverture du sommet de Copenhague sur le climat. Les douze prochains jours vont être décisifs pour l’avenir de notre monde !
C’est pourquoi, cinquante-six journaux de quarante-cinq pays ont pris l’initiative sans précédent de parler d’une seule voix en publiant un éditorial commun. «Nous le faisons car l’humanité est confrontée à une urgence aiguë. Si le monde ne s’unit pas pour prendre des mesures décisives, le changement climatique ravagera notre planète, et, avec elle, notre prospérité et notre sécurité. Les dangers sont apparus depuis une génération».

Voici un extrait de ce que vous pouvez retrouver dans le journal «Le Monde» :

«Aujourd’hui les faits parlent d’eux-mêmes : onze des quatorze dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées; la calotte glaciaire du Groënland est en train de fondre et la flambée des prix du pétrole et de la nourriture intervenue l’an dernier a donné un avant-goût des bouleversements à venir.»…«Nous demandons aux représentants des cent quatre-vingt-douze pays réunis à Copenhague de ne pas hésiter, de ne pas sombrer dans les querelles, de ne pas se rejeter mutuellement la faute mais de saisir l’opportunité de réagir face à ce qui est aujourd’hui le plus grand échec politique contemporain. Cela ne doit pas être un combat entre le monde riche et le monde pauvre, ni entre l’Est et l’Ouest. Le changement climatique nous affecte tous et c’est ensemble que nous devons nous y attaquer.

La science est complexe mais les faits sont clairs. Le monde doit prendre les mesures pour limiter la hausse des températures à 2°C, un objectif qui exigera que les émissions mondiales cessent d’augmenter et commencent à diminuer au cours des cinq à dix prochaines années. Une hausse de 3 à 4° – soit la plus faible augmentation à laquelle il faut s’attendre si nous ne faisons rien – dessécherait les continents, transformant les terres fertiles en déserts. La moitié des espèces vivantes pourraient disparaître, des millions de gens seraient déplacés, des pays entiers engloutis par la mer.»…

«Rares sont ceux qui pensent que Copenhague peut désormais déboucher sur un traité parfaitement abouti; la possibilité d’y parvenir n’a pu s’ouvrir que grâce à l’arrivée du président Obama à la Maison Blanche et au renversement de la politique obstructionniste poursuivie durant des années par les Etats-Unis. Aujourd’hui encore, le monde est à la merci de la politique intérieure américaine, car Barack Obama ne peut mettre pleinement en œuvre les mesures nécessaires tant que le Congrès américain ne les a pas approuvées.
Mais les hommes politiques réunis à Copenhague peuvent et doivent s’accorder sur les éléments essentiels d’un accord équitable et efficace et, surtout, sur un calendrier ferme permettant de transformer cet accord en traité. L’échéance qu’ils devraient se fixer pour le faire devrait être le sommet de l’ONU sur le climat prévu en juin prochain à Bonn. Comme l’a dit un des négociateurs : « Nous pouvons jouer les prolongations, mais nous ne pouvons pas nous permettre de rejouer le match. »
Le cœur du traité devrait consister en un accord entre le monde riche et le monde en développement, définissant la manière dont sera réparti le fardeau visant à lutter contre le changement climatique – et la façon dont nous nous partagerons une nouvelle et précieuse ressource: le millier de milliards de tonnes de carbone que nous pourrons encore émettre avant que le mercure n’atteigne des niveaux alarmants.»…«L’architecture d’un futur traité doit être par ailleurs précisément définie.»

Un sondage IFOP réalisé en exclusivité pour le journal Le Monde dans cinq pays tend à faire vraiment peur ! En effet, 67 % des Italiens, 63 % des Japonais, 61 % des Américains et 53 % des Polonais n’auraient pas entendu parler du sommet de Copenhague. Seuls les Français sont majoritairement (64 %) écolo-sensibilisés. Cela serait dû au battage médiatique autour des débats politiques sur le climat.

Après avoir été informées par les sondeurs de quoi il retournait, les autres populations interrogées montrent leur intérêt pour l’avenir de la planète. Très majoritairement, Français (88 %), Polonais (87 %), Italiens (85 %), Japonais (81 %) et Américains (80 %) sont « prêts à modifier leur mode de vie et à limiter leur consommation » en faveur de l’environnement.

Agir face à l’urgence écologique se traduit aussi, dans les cinq pays, par la volonté des citoyens de prendre en compte dans leur vote les intentions « vertes » des partis politiques. C’est très affirmé chez les Japonais (79 %) et les Français (78 %). Au Japon, les élections législatives de 2009 ont conduit à l’éviction du parti conservateur au pouvoir depuis la seconde guerre mondiale. Et l’écologie a été évoquée au cours de la campagne.
Les craintes exprimées face au réchauffement climatique sont diverses. La Pologne, le Japon et la France citent en premier « le renforcement des phénomènes météorologiques extrêmes »; l’inquiétude des Italiens se cristallise autour « de la réduction de la glace et des neiges et de l’élévation du niveau de la mer ». 39 % des Américains, bercés des discours climato-sceptiques, estiment que le réchauffement n’aura aucune conséquence.
Point intéressant, les Français sont les seuls à pointer le lien entre réchauffement et « renforcement des inégalités et développement des migrations internationales ». Ils confirment leurs bonnes connaissances du sujet, mais aussi leur sensibilité au thème des migrations, renforcée récemment par l’annonce du débat sur l’identité nationale. Enfin, l’ensemble des interrogés, quel que soit leur pays d’origine, attendent majoritairement un accord de façade à Copenhague. La réponse, nous l’aurons le 18 décembre.

Des manifestations ont été organisées dans plusieurs villes européennes ce samedi 05 décembre pour revendiquer un traité bénéfique pour le climat de notre planète lors de ces négociations internationales. Alors espérons que l’union de nos voix fera bouger nos représentants ! Mais attention, Copenhague ne représente que le début des négociations !

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Source :

Le Monde

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