Strasbourg : des femmes issues de l’immigration apprennent l’autonomie par le vélo

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Strasbourg : des femmes issues de l’immigration apprennent l’autonomie par le vélo

On vous parlait hier des premiers vélo-totems installés en France et notamment à Strasbourg. Aujourd’hui, on reste dans l’agglomération alsacienne avec une initiative créée par l’association CADR67 : apprendre le vélo aux femmes immigrées pour leur donner l’autonomie qui leur manque.

Pour ces femmes issues de l’immigration, trouver un emploi ou tout simplement se déplacer n’est pas toujours chose aisée. Sans voiture ou sans ressources pour prendre les transports en commun au quotidien, l’autonomie est difficile à obtenir. C’est sur ce postulat que l’association CADR67 (Comité d’Actions Deux-Roues du Bas-Rhin) s’est appuyée pour mettre en place ces cours de vélo.

Fondé en 1975, CADR67 a toujours eu à cœur de défendre la place du vélo en ville et propose depuis maintenant 10 ans des cours pour adultes, notamment dans les quartiers populaires où le vélo peine encore à prendre sa place.

Les besoins sont surtout dans les quartiers populaires, où le vélo ne représente que de 2 à 3 % des déplacements, contre 18 % en hypercentre, où il jouit de l’image des utilisateurs bobos. – Fabien Masson, président de l’association.

Au printemps et à l’automne, des sessions intensives étalées sur 10 séances sont proposées dans 5 quartiers partenaires de Strasbourg en collaboration avec les associations ou le centre social du quartier. L’initiative est possible grâce au financement du contrat urbain de cohésion sociale.

Ces femmes ont entre 30 et 65 ans et recherchent surtout l’autonomie qui leur permettra d’améliorer leur quotidien.

Elles n’ont pas toujours eu la chance d’apprendre dans leur pays. Leurs maris ne savent pas davantage, mais ils ont le permis. Elles sont dépendantes d’eux pour le moindre déplacement, et sont coincées pour leur autonomie. – Fabien Masson

Le vélo leur donne donc la possibilité d’accéder à des emplois plus éloignés de chez elles ou à des horaires où les bus ne passent pas.

Ces deux dernières années, j’ai eu vent d’au moins cinq personnes ayant trouvé du travail grâce au vélo. Mais cela leur ouvre aussi des possibilités de loisirs. – Fabien Masson

L’apprentissage du vélo peut se faire à tout âge et ces nouvelles cyclistes découvrent les joies du deux-roues et d’une autonomie fièrement acquise.

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