Après une crevaison ou sous une grosse averse, est-il possible de prendre les transports en commun avec son vélo ? Lorsque l’on est cycliste en ville, certains facteurs posent la question de l’intermodalité. Quel cycliste urbain ne s’est jamais demandé s’il pouvait terminer son trajet en bus, en tram ou en métro ? En France, la réglementation en termes de vélo et transports en commun varie en fonction des villes. Petit tour d’horizon.

Vélo dans les transports en commun : lesquels privilégier ?

Métros, trains, tramways… Voici toutes les règles pour transporter son vélo dans les transports en commun en toute légalité.

Le vélo dans les trains TER

Dans la majorité des TER, le transport d’un vélo classique est gratuit. Il doit être installé dans l’un des espaces signalés par un pictogramme. Ces emplacements restent accessibles dans la limite des places disponibles.

Les conditions peuvent néanmoins différer d’une région à l’autre. Certains TER exigent une réservation, notamment pendant les week-ends, les vacances ou sur les lignes très fréquentées. L’accès aux vélos peut également être limité aux heures de pointe ou refusé lorsque le train est trop chargé. Depuis février 2026, le Code des transports précise d’ailleurs que les exploitants peuvent restreindre l’embarquement en fonction de l’affluence, de la sécurité ou du nombre d’emplacements encore disponibles. Il est donc conseillé de consulter le site TER de la région concernée avant chaque trajet.

une femme attend avec son vélo pour rentrer dans un train TER sur le quai

Pensez à vérifier si vous avez besoin d’une réservation pour votre vélo dans le train TER en cas de période de forte affluence.

Le vélo dans les trains TGV, INOUI, OUIGO et Intercités

Dans les trains grandes lignes, les conditions dépendent principalement de la manière dont le vélo est transporté.

À bord de certains TGV INOUI, un vélo non démonté peut être placé dans un espace dédié. La réservation de cet emplacement est obligatoire et payante (10 euros). Elle doit être réalisée en même temps que l’achat du billet, car tous les TGV ne disposent pas de places pour les vélos dans les trains.

Il est également possible de démonter le vélo et de le ranger entièrement dans une housse. Il est alors considéré comme un bagage, sous réserve de respecter les dimensions imposées par la SNCF (90 x 130 cm). Cette solution est généralement proposée sans réservation d’emplacement vélo.

Dans les Intercités, les trains disposent d’un espace pour les vélos non démontés. La réservation est en principe obligatoire et payante, sauf exception sur certaines lignes. Un vélo plié ou démonté et placé dans une housse conforme peut voyager sans emplacement réservé.

Dans les OUIGO, vous devez souscrire à l’option bagages (5 euros). Vous devez également démonter votre vélo pour le transporter dans une housse de 90 x 130 cm.

Transporter son vélo dans les RER et Transilien

Des espaces sont spécifiquement prévus pour les vélos dans les RER et trains Transilien en Ile-de-France. Ces emplacements ne peuvent pas être réservés. Il est donc conseillé de ne pas emprunter ces modes de transport pendant les heures de pointe, notamment les RER A, B ou D qui sont les plus fréquentés.

Sur les réseaux RER et Transilien, le transport des vélos est généralement autorisé en semaine uniquement en dehors des heures de pointe : avant 6 h 30, entre 9 h 30 et 16 h 30, puis après 19 h 30. Cette restriction vise à limiter l’encombrement dans les rames. Elle ne s’applique pas les week-ends ni les jours fériés. Les conditions précises sont disponibles sur le site de la RATP. 

Peut-on monter avec un vélo dans le métro ?

Il n’existe pas de règle nationale commune pour le transport des vélos dans le métro. Chaque réseau fixe ses propres conditions. Dans de nombreuses villes, les vélos classiques sont interdits dans les rames ou autorisés uniquement sur certaines lignes et en dehors des heures de pointe. 

C’est notamment le cas à Paris, où la ligne 1 est autorisée aux vélos les dimanches et les jours fériés, jusqu’à 16h30. A Lyon, la ligne C et les funiculaires acceptent les vélos du lundi au vendredi sur certains horaires, ainsi que les week-ends et jours fériés toute la journée.

Ces restrictions visent surtout à préserver la circulation et la sécurité des voyageurs dans les stations, les escaliers et les rames souvent peu adaptées à l’encombrement d’un vélo.

Le vélo pliant est généralement plus simple à transporter. Une fois replié, il peut être accepté comme un bagage, à condition de ne pas gêner les autres passagers. Il reste néanmoins nécessaire de vérifier le règlement du réseau avant de voyager.

Le vélo dans le tramway 

Les vélos sont acceptés dans certains tramways, mais leur accès est souvent limité aux périodes de faible affluence. Ils peuvent par exemple être interdits le matin et en fin de journée, ou lorsque les rames sont trop chargées.

  • À Paris, les vélos classiques sont interdits dans les tramways.
    Seuls les vélos pliants et pliés sont autorisés tous les jours et à toute heure.
  • À Lyon, les vélos sont admis dans les tramways en dehors des heures de pointe : du lundi au vendredi avant 7h, entre 9h et 15h, puis après 19h. Le samedi, c’est avant 12h et après 19h, et le dimanche ainsi que les jours fériés, c’est toute la journée.
  • À Nantes, les vélos sont acceptés dans les tramways tous les jours. Seulement avant 7h, de 9h à 12h, de 14h à 16h et après 19h. La règle indique un seul vélo par accès, et l’accès peut être refusé en cas d’affluence.
un homme en ciré jaune attend sur le quai pour monter dans le tramway avec son vélo

Chaque ville applique ses propres règles concernant le transport des vélos dans le tramway.

Est-ce que les vélos sont acceptés dans les bus ?

Les bus urbains acceptent rarement les vélos classiques à l’intérieur. Ils le font lorsqu’ils sont pliés ou lorsqu’un véhicule dispose d’un équipement spécifique. Quelques réseaux utilisent cependant des porte-vélos installés à l’avant ou à l’arrière des véhicules.

La situation évolue plus rapidement pour les autocars régionaux et interurbains. Certaines lignes proposent désormais des porte-vélos extérieurs, des remorques ou des espaces aménagés dans les soutes. Le nombre de places étant réduit, une réservation peut être nécessaire.

Cette évolution est notamment soutenue par la loi d’orientation des mobilités. Depuis le 1er juillet 2021, les autocars neufs affectés à des services réguliers non urbains doivent en principe disposer d’un système pouvant transporter au moins cinq vélos non démontés. Les autorités organisatrices locales peuvent néanmoins mettre en place des dérogations. 

Un vélo dans un bus

Les bus acceptent rarement les vélos classiques, pensez à vérifier auprès du réseau de votre ville.

Le vélo pliant, un cas particulier pour l’intermodalité

Dans les transports en commun, le vélo pliant et plié est considéré comme un bagage à main. C’est en cela qu’il constitue un cas un peu à part et diffère des vélos classiques. De fait, il est généralement plus toléré dans les transports collectifs urbains. C’est notamment le cas à Paris, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Lyon, Lille, Strasbourg ou Rennes. A Marseille, transporter son vélo pliant dans les transports en commun reste au bon vouloir du chauffeur, qui peut le refuser s’il gêne les usagers. 

un homme transporte un vélo pliant

Dans certains transports en commun, le vélo pliant doit être transporté dans une housse de 90 x  130cm.

Comment bien préparer son intermodalité vélo + transports en commun ?

Un trajet intermodal s’anticipe un minimum afin d’éviter les mauvaises surprises. Quelques vérifications avant le départ permettent de voyager plus sereinement et de gagner du temps lors des correspondances.

Avant de partir, renseignez-vous sur les conditions d’accès propres au réseau emprunté. Les horaires autorisés, les modalités de transport des vélos ou encore les équipements disponibles peuvent varier selon les opérateurs et les lignes.

Si vous voyagez en TGV, Intercités ou sur certains TER, pensez également à réserver un emplacement pour votre vélo lorsque celui-ci est obligatoire. Les places étant limitées, elles peuvent être rapidement complètes. C’est notamment le cas les week-ends, pendant les vacances scolaires ou sur les itinéraires cyclables les plus fréquentés.

Il est également conseillé d’éviter les heures de pointe lorsque cela est possible. Les trains et les transports urbains sont souvent plus chargés le matin et en fin de journée, ce qui peut compliquer l’embarquement avec un vélo, voire entraîner un refus d’accès sur certains réseaux.

Enfin, même si vous prévoyez de transporter votre vélo avec vous, gardez toujours un antivol de qualité à portée de main. Il pourra s’avérer indispensable si vous devez laisser temporairement votre vélo dans une gare, utiliser un parking sécurisé ou faire une correspondance imprévue. Un antivol homologué constitue par exemple une protection supplémentaire contre le vol lors de vos déplacements.

une personne accroche un antivol à son vélo en ville

Lorsque vous prenez votre vélo dans les transports en commun, munissez-vous toujours d’un antivol.

À propos de l’auteur : Manon P

8 de commentaires

  1. Prunella 29 avril 2021 at 10 h 23 min - Reply

    Depuis le 29 avril 2021, 4 lignes de bus du Havre sont équipées pour accepter les vélos (1 ou 6 vélos selon la taille du véhicule), rangés dans des racks ou bras de maintien.

    • Quentin Cornuault 3 mai 2021 at 11 h 49 min - Reply

      Bonjour et merci de cette information qui, nous espérons, sera utile à de nombreuses personnes.
      Bonne journée !

  2. erazr 27 janvier 2020 at 4 h 39 min - Reply

    Pourquoi au paragraphe « Prendre le tram avec son vélo » vous ne parlez pas de la ville de Lyon ? On veut savoir ce qu’il en est a Lyon, peut on prendre le vélo dans le tram ou pas ?

    • Fannie 29 janvier 2020 at 9 h 51 min - Reply

      Lorsque l’article a été rédigé, et comme cela y est bien indiqué, seules la ligne C du métro et le funiculaire acceptaient les vélos à Lyon. Ce qui exclut les trams.

  3. LAURENCE 18 octobre 2018 at 1 h 35 min - Reply

    Sur Orléans le tram est interdit au vélo aux heures de pointe…. donc l’intermodalité = impossible pour aller ou revenir du travail.

    Je rêve de wagons de tram dédiés en priorité au vélo attachés aux rames standards.
    J’aimerais, en effet, pouvoir prendre le tram avec mon vélo le matin et revenir le soir à vélo. J’ai 15kms pour aller au travail à vélo, cela me ferait trop de faire 30kms /jour. et aussi en cas de problèmes techniques.

    Du coup, je vais en voiture :( ça me prends un temps fou car il y a des bouchons sur mon trajet, me coûte cher en essence et autoroute et en plus ça pollue …. et ça me stresse !

    Si les sociétés de TRAM me lisent … réfléchissez à ma proposition d’avoir des voitures de tram pour vélo..
    aaahhh et pas des emplacements vélo comme ceux proposés actuellement, c’est à dire en plein milieu de la voiture totalement inaccessibles. ;)

  4. Maxence 4 octobre 2018 at 9 h 54 min - Reply

    À Toulon la situation est simple, il n’y a pas de TCSP lourd, métro ou tram, donc pas de vélo dans les bus. Par contre les 3 lignes de navettes maritimes qui circulent dans la rade accueillent sans problème les vélos, la poupe des navires étant en général aménagée pour cela.

  5. Mathieu 4 octobre 2018 at 8 h 12 min - Reply

    Bjr, pour ma part (et contrairement à ce qui est écrit en fin d’article) je voyage quotidiennement dans le Metro de Lyon avec mon Brompton (et précedemment avec un pliant plus grand) sans aucun problème sur tout le réseau.
    Mathieu

  6. alystaris 26 septembre 2018 at 16 h 55 min - Reply

    bon article mais je rajouterais un point concernant les trams de Strasbourg :
    Les vélos ne sont pas autorisés en heures de pointe soit de 07h00 à 09h00 et de 17h00 à 19h00.
    (Compréhensible mais dommage, cela aurait pu encourager certains à abandonner leur voiture)

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