A Bee’Cyclette : récit d’un voyage à vélo « pour parler abeilles »

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Virginie de Citycle,
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A Bee’Cyclette : récit d’un voyage à vélo « pour parler abeilles »

Entretien avec Olivia et Tom d’A Bee’Cyclette, à la tête du projet original de voyage à vélo ayant pour fil conducteur l’apiculture…

A Bee’Cyclette, c’est quoi ?

A Bee’Cyclette, c’est la fusion d’une passion avec une envie de voyage.

A Bee'Cyclette un projet original

D’où vous est venue cette idée originale ?

Nous avions envie de voyager avec un objectif, un fil conducteur. Nous avions nos 5 ruches en France et c’est vraiment un « hobby » passionnant. Après de rapides recherches sur internet, nous sommes tombés sur quelques reportages sur l’apiculture au delà de nos frontières et nous nous sommes rendus compte que l’apiculture est une pratique universelle : où il y a des Hommes, il y a des abeilles. Mais chaque pays à ces méthodes.

Ce voyage était notre premier et dans un sens c’était rassurant d’avoir des apiculteurs qui nous attendaient dans certains pays. Pourquoi le vélo ? Car le rythme nous permet d’avancer un un rythme acceptable tout en se laissant de la place au hasard. Nous nous sommes souvent arrêtés voir des apiculteurs sur le bord du chemin!

Quand vous êtes-vous lancés ?

Nous sommes partis fin avril 2016. Le 25 je crois. Il nous a fallu 2 mois pour traverser l’Europe pour rejoindre la Russie. Nous avons passé 1 mois en Russie. Presque deux mois en Mongolie et enfin 3 bonnes semaines au Japon.

Quels pays avez-vous traversés ?

Dans l’ordre : Italie (1 semaine), Slovénie (1 semaine et demi), Autriche (2 semaines et demi), quelques jours en République Tchèque, Pologne (2 bonnes semaines), Lettonie (quelques jours), Lithuanie (1 semaine et demi), Estonie (1 semaine et demi). Russie (1 mois), Mongolie (un mois et demi) et enfin Japon (3 semaines).

>>A LIRE : Retour d’expérience du voyage à vélo avec Solidream

Quel matériel recommanderiez-vous à tous ceux qui voudraient faire comme vous ?

Guidon multi-positions pour voyage à vélo confortableJe ne pense pas qu’on puisse préconiser un matériel en particulier. Chaque voyageur à des besoins différents avec un budget différent. Nos choix ne sont peut-être pas les meilleurs mais nous ne regrettons rien. Si, peut-être sommes-nous partis avec trop d’affaires. Nous en avons donc renvoyés en France. Mais le moins d’affaires que nous possédions, plus la vie était simple (facilité de trouver les choses dans nos sacoches, moins lourd …).

Nous avons récupéré les anciens cadres des VTT rigides en Acier Chromo (Facile à réparer en cas de casse et pas de suspension à réparer). Nous les avions entièrement ré-équipés (du pédalier, aux freins en passant par la transmission, le guidon, les roues et selles). Tout en Deore XT. Facile à réparer et installer. Il faut mettre des composants qui puissent se remplacer partout (même en Mongolie).

Guidon papillon multi-positions pour se soulager le dos. Selle Brooks : plus besoin de cuissard au bout de 1 mois ! Les roues, nous avions mis le plus résistant mais aussi le plus lourd : pas de compromis ! Nous avions des pneus vélo Schwalbe Marathon renforcés en 2. Lourds et gros mais vu que nous n’avions pas de suspension, c’était ce qu’il fallait. Et le meilleur pour la fin : nous n’avons pas crevé une seule fois durant le voyage !

Enfin, nous avons préféré les sacoches à la remorque. Nettement plus pratique dans notre cas pour prendre les transports en commun ect… La remorque est bien pour soulager le vélo du poids mais est aussi un élément supplémentaire à entretenir.

Des vélos chargés pour un voyage autour des abeilles

Parlez-nous un peu plus de vous…

C’est à Gap que nous nous sommes rencontrés, en Master de Gestion et Aménagement des territoires de montagne. Nous sommes donc des techniciens de ces régions qui nous passionnent. Nous pratiquons beaucoup de sports de motagne : ski, VTT, alpinisme, parapente… Bref vous l’aurez compris, nous sommes des amoureux de la montagne dans tous les sens du terme.

Avant Gap, nous venions du Jura et de Nîmes, et même d’Angleterre pour Olivia : bien utile d’ailleurs pour voyager ! Nous vivons désormais en Savoie où nous avons retrouvé nos passe temps préférés : vélo, ski, parapente et… abeilles!

Olivia et Tom d'A Bee'Cyclette

Le vélo, ça a toujours été une passion ?

Oui, nous ne sommes pas étrangers au vélo. Nous étions plus adeptes du VTT avant ce voyage donc les jours entiers en selle, il fallait que l’on s’y habitue…!

Qu’avez-vous souhaité montrer avec ce voyage ?

Montrer ? Je ne sais pas… Je pense que le terme exact, c’est partager. Nous ne voulons pas alarmer tout le monde avec la disparition de l’abeille. Nous espérons que ça, tout le monde est au courant ! Non, ce que nous voulions, c’est montrer au gens à quel point ce monde est fascinant. L’abeille fait partie de la vie de l’être humain depuis des siècles et des siècles, or c’est un monde qui reste souvent trop inconnu. Quand on sait, on protège.

Le voyage à vélo : c’est à la protée de tous. On choisi son rythme, son itinéraire, son mode de voyage… Nous avions un super partenariat avec Apiland à Rousset qui nous ont soutenu du début jusqu’à la fin. Aujourd’hui, nous sommes en train de boucler la préparation d’un expo photo géante en plein air au musée Apiland qui sera ouvert au public à partir du 7 Juillet.

Dans l’avenir, nous pensons repartir avec toujours les mêmes objectifs afin de récolter à terme une vraie collection et un recueil d’informations à travers le monde. Nous avons un idée de faire un petit livre photos avec plusieurs pays/continents.

Abeilles et voyage à vélo pour A Bee'Cyclette

 

Voyage vélo d'A Bee'Cyclette

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