« La voiture est encore reine à Marseille », le témoignage d’un cycliste urbain

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Virginie de Citycle,
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« La voiture est encore reine à Marseille », le témoignage d’un cycliste urbain

Philippe du mouvement Vélo à Marseille a bien voulu répondre à quelques questions posées par notre contributeur Alain sur son vécu de cycliste urbain. Entretien !

Le vélo, un mode de transport écologique

Depuis quand êtes-vous cycliste en ville ? Quelle est la raison de ce choix de mode de transport ?
Philippe : Je suis cycliste urbain depuis 7 ans. Le vélo est en effet un moyen de locomotion écologique, pratique, commode et maniable dans Marseille.

Quel est votre trajet dans Marseille ? Y trouve-t-on des pistes cyclables ?
P. :
Quand je travaillais, je faisais 9 km de Bois Lemaître (12ème) au boulevard de Louvain (6ème). Aujourd’hui, je suis retraité. Je passe tout de même encore par le Bois Lemaître au centre ville 1 fois par semaine. Je passe par des pistes cyclables sur l’avenue Jean Compadieu, le boulevard Kaddouz et le boulevard Chave.

Rouler à vélo à MarseilleL’état de ces pistes cyclables est-il correct ?
P. : Si le revêtement correct, on retrouve pas mal de pistes encombrées par des voitures comme sur le boulevard Chave. Il y a aussi plusieurs incohérences. Une terrasse de bar qui a pu squatter  la piste cyclable sur le même boulevard. Une nouvelle piste cyclable sur la traverse de l’Antignane qui sert depuis de parking auto aux visiteurs de l’hôpital St Joseph. Une magnifique piste cyclable bi-directionnelle tracée le long du parcours du tram sur l’avenue Pierre Chevalier et qui est brutalement interrompue au niveau du pont de la L2 Est. Un itinéraire cyclable important (future continuité cyclable de la Pointe Rouge aux Arnavaux) qui passe dans un parc public fermé à 17h15 en hiver.

Améliorer la cohabitation des usagers de la route

Que pensez-vous de l’équipement des cyclistes urbains croisés en ville ?
P. : 
Beaucoup ne sont pas assez bien signalés de nuit : pas de gilets fluo et le port du casque est aléatoire.

La cohabitation avec les autres usagers est-elle satisfaisante ?
P. : Globalement oui avec les voitures. Je dispose d’un VAE, ce qui facilite mon insertion dans le trafic. Mais, parfois, il ressort des incidents avec les piétons sur le trottoir de Chave.

Quels sont, selon vous, les pièges de la déambulation en ville ?
P. : Il y a des améliorations à faire. Il y a encore de nombreuses voitures qui tournent sans clignotants, de portières qui s’ouvrent inopinément, de piétons qui ne nous entendent pas arriver et qui traversent ou font des écarts, …

Faire du vélo à Marseille

Vélo à Marseille pour le développement du vélo

Vos préconisations pour une augmentation des déplacements cyclistes en ville ?
P. : 
A Marseille, acheter un VAE ! Ce type de vélo permet un usage beaucoup plus souple. Ensuite, militer dans une association qui défende les droits des cyclistes et qui fasse du lobbying auprès des pouvoirs publics pour que le vélo soit mieux pris en considération.

Quelles actions mènent justement Vélo à Marseille pour cela ?
P. : Comme je le disais, du lobbying auprès des pouvoirs publics. La mise en place également de vélo-école pour encourager de nouveaux cyclistes. L’intervention dans les collèges et récupération, la remise en état et la revente de vélos pas chers, …

La politique menée par les pouvoirs publics est-elle satisfaisante pour vous ?
P. : Non, pas actuellement. La voiture est encore reine à Marseille. Les aménagements pour vélos sont considérés, de fait, comme des contraintes réglementaires et non pas comme des avancées sociétales. Ils permettraient pourtant une ville plus saine et apaisée.

Alain Chouzenoux

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