Faire du vélo avec un handicap !

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Othello Desurmont,
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Faire du vélo avec un handicap !

Le vélo est un loisirs et un sport qui peut être pratiqué par les personnes handicapées. Au-delà de la performance sportive, il leurs permet de se dépasser en défiant leur handicap. Suite à un problème de santé, un accident, ou avec la vieillesse, certaines personnes pensent ne pas ou ne plus pouvoir pratiquer le vélo, pourtant, des dispositifs existent pour le rendre accessible. Que cela soit rendu possible par un accessoire ou par solidarité, tous les moyens sont bons pour vous faire profiter des bienfaits du vélo.

Le cyclisme et les handicapés

La Fédération Française Handisport dont la mission est de rendre accessible au plus grand nombre le sport pour les personnes handicapées existe depuis 1954. Par le biais de ses nombreux clubs, cette association reconnue d’utilité publique offre un très large choix de disciplines de loisirs, toutes accessibles aux différentes formes de handicaps moteurs, visuels et auditifs. De nombreuses activités de découverte et d’initiation sont régulièrement organisées. Le cyclisme handisport existe en France depuis près de quarante ans en solo pour les handicapés physiques et depuis une trentaine d’années en tandem pour les déficients visuels. A la fin des années 90, une pratique du cyclisme adaptée pour les personnes en fauteuil roulant apparaît : le handbike. Quelle que soit votre envie et votre handicap il existe donc toujours une possibilité de pratiquer ce sport.

A savoir que cyclisme aux Jeux Paralympique comprend deux disciplines : le cyclisme sur route et le cyclisme sur piste.

Sur ce lien, une vidéo présente une journée « Fauteuil Tout Terrain » organisée par Handisport Isère et ses partenaires.

handibike

Être non voyant et faire du vélo

A Montréal, l’Association des sports pour aveugles en collaboration avec Pôle des Rapides, a eu l’idée d’adapter des vélos biplaces pour permettre aux personnes non voyantes de rouler à vélo tandis qu’elles sont accompagnées par un ami voyant. Les utilisateurs sont assis côte à côte sur de gros tricycles et pédalent en même temps. Avec ces vélos, les personnes aveugles peuvent faire de l’exercice, prendre l’air et le soleil, sentir la brise, se mêler aux gens tout en se baladant avec un ami.

Vincent Bernard brave son handicap dans un périple au Népal à vélo

Malgré le handicap, un ingénieur diplômé de l’Ensieta et âgé de 29 ans, Vincent Bernard, a quitté Brest pour un périple de 18 mois et 20 000 km en direction du Népal pour une aventure destinée à donner de la force aux personnes handicapées. Tomber mais toujours se relever …
Les accidents de la vie n’ont pas épargné Vincent Bernard. À l’âge de 18 ans, il apprend qu’il est atteint d’un cancer. Il lui faudra subir chimiothérapie et radiothérapie pour vaincre la maladie. En 2004, un accident de montagne le plonge pour un mois et demi dans le coma. Enfin, alors qu’il se rend à son travail à Ifremer, une chute de vélo lui vaut un nouveau traumatisme crânien. Le grand sportif a dû renoncer à son projet de devenir guide de haute montagne. Entre autres séquelles, il souffre de problème d’équilibre et de mémoire. Aujourd’hui, le vélo est devenu le moyen pour lui de défier son handicap. « J’ai l’impression que c’est un peu ma destinée de le faire. Mon histoire peut donner de la force aux autres personnes handicapées. Mon message est l’adaptation pour aller toujours plus de l’avant et vers les autres. » Vincent Bernard n’a pas envie de se presser, l a prévu de rouler trois jours, puis de s’arrêter six jours. Au Népal, il retrouvera une famille de paysans avec laquelle il a tissé des liens lors de précédents voyages. Il a fallu six mois de préparation à Vincent Bernard pour boucler son projet. Il a réuni un budget de 20 000 € et établi des contacts dans la vingtaine de pays qu’il sera amené à traverser. À chaque fois, il ira à la rencontre des populations locales. « J’aimerais contribuer à changer la perception du grand public. Le handicap fait peur et c’est souvent cette peur qui crée de l’exclusion. » Avant son départ, au port du Moulin-Blanc, Vincent Bernard a réuni tous ceux qui l’ont soutenu dans son projet. À commencer par ses parents, Jean et Marie-Edith, viticulteurs en Bourgogne. Ceux-ci ne sont pas venus les mains vides. Ils ont amené des bouteilles de bourgogne rouge et blanc d’une cuvée spéciale baptisée « Du bout du monde au toit du monde ». L’étiquette montre leur fils sur fond de montagnes himalayennes. « C’est un garçon transformé par les épreuves qu’il a vécues mais qui, en même temps, est resté le même, confie son père. Il veut prouver qu’on peut toujours repousser ses limites et vivre des choses exceptionnelles. » Une balise GPS permettra à ses proches de suivre le parcours de Vincent Bernard. Au moment du départ, sa maman, Marie-Edith, avoue tout de même que « ça se noue un peu ». Mais elle aussi a encouragé son fils à se lancer dans l’aventure. « On ne l’a pas du tout freiné. Pour lui, c’est une façon de se reconstruire. Maintenant, il accepte son handicap. »

Aujourd’hui il existe des accessoires pratiques et sûrs qui permettent à tous de pouvoir continuer à faire du vélo en toute indépendance et malgré le handicap.

  • Les roues stabilisatrices Ez Trainer Senior pour adulte sont idéales pour les personnes qui ont peur, qui manquent de force physique ou qui commencent à perdre leur assurance et qui désirent tout de même continuer à faire du vélo. Les risques de perte de l’équilibre et la peur de la perte des réflexes peuvent amener certains cyclistes à offrir une retraite anticipée à leur vélo. Les personnes en rééducation ou handicapées peuvent ainsi entretenir leur condition physique tout en gagnant en mobilité. Ces roues stabilisatrices rassure l’utilisateur en lui assurant une stabilité sur leur vélo. Elles procurent un grand confort car elles sont équipées de ressorts qui font office d’amortisseurs en absorbant les chocs ou les déformations de la route. L’EZ Trainer Senior se fixe sur la roue arrière de n’importe quel vélo adulte. Ses grandes roues de 38 cm de diamètre assurent la sécurité du cycliste sur n’importe quels terrains grâce à la suspension intégrée et solidaire de chaque roue. Ce système permet même de pencher le vélo dans les courbes pour ceux qui se sentent à l’aise à grande vitesse. Il s’installe facilement et ne nécessite pratiquement aucun entretien. Et pour les enfants qui rencontrent des problèmes d’équilibre, les roues stabilisatrices lumineuses concilient sureté et amusement.

  • La trotinette électrique Dpie 2 de Monty est une seconde solution de transport pour les personnes à mobilité réduite. Très pratique et très agréable à conduire sur les chemins privés, elle bénéficie d’une autonomie de 18 km à une vitesse maximale de 25 km/h grâce à sa batterie grande capacité. Le moteur puissant de 250 W du tricycle électrique permet de déplacer des charges allant jusqu’à 100kg. Un interrupteur permet de limiter la vitesse de la trotinette Dpie 2 à 6km/h afin de pouvoir circuler dans les rues en toute sécurité et légalité. Son panier avant permet d’accueillir un bagage, un ordinateur ou encore un gros colis. Dans une version plus récente, la trotinette électrique Dpie 3 permet plus de puissance et d’autonomie durant les déplacements.

Sources :

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5 Commentaires sur "Faire du vélo avec un handicap !"

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très bel article que celui sur le handicap, je trouve que les trotinettes électrique sont un peu chères pour des gens aux revenus modestes. Je m'intéresse à ce genre d'article car mon fils est trisomique 21 et demande justement une trotinette électr
Invité
Très bel article que celui sur le handicap, je trouve que les trotinettes électrique sont un peu chères pour des gens aux revenus modestes. Je m'intéresse à ce genre d'article car mon fils est trisomique 21 et demande justement une trotinette électr

mon fils est porteur de trisomie 21 et souhaite une trotinette électrique pour ses déplacements en ville.Est ce que le modèle à 899 euros serait vraiment adapté pour lui, bien que je le trouve un peu cher pour notre petit budjet. Merci de me répondre mme gosset

RONGEON-DUPRO Agnès
Invité

bonjour,

je suis à la recherche d’un vendeur de vélo « pédalier main », sur la région de Montpellier, afin de recommencer à sortir nez au vent,suite à un « accident de vie ». Merci par avance de vos réponses. Cordialement

Léotard
Invité

Bonjour, j’ai un multi-handicap mais je suis en mesure de me déplacer sans matériel.
Je voudrais pratiquée le vélo couché ou semi-couché en handbike avec pédalier jambe mais mon gros problème c’est que je ne peux pas financer cet achat et sans se financement je ne peux pas me lancer dans la pratique de ce sport. Pouvez-vous me donner des conseils et aussi des moyens où je peux trouver le financement.

Merci de votre réponse.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes sincères salutations.

Virginie de Citycle
Admin

Bonjour,
Merci pour votre commentaire. Vous pouvez regarder sur des sites de vente de vélos couchés d’occasion afin de vous équiper, mais mieux vaut entrer en contact avec des associations vélo de votre région qui pourront vous accompagner à trouver une aide au financement.
Cordialement.

cayet
Invité
Bonjour Nous faisons un débat sur le vélo dans le 18ème. Nous souhaiterions accueillir une personne compétente pour parler du vélo et du handicap sous toutes ses formes. Ce débat servira de base pour créer une fête du vélo ou nous intégrerons le handicap. Pout tous renseignements vous pouvez me contacter 06 86 08 5790 Merci de votre réponse Cordialement

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