Comment fabrique-t-on un casque de vélo ?

Publié par 
Natacha Bivel,
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Comment fabrique-t-on un casque de vélo ?

Nous connaissons tous le casque de vélo : un accessoire indispensable pour protéger la tête  du cycliste en cas de chute. Mais comment sont-ils fabriqués ? Le processus de fabrication d’un casque de vélo passe par différentes étapes que nous allons justement découvrir ensemble. 

Tout d’abord, de quoi sont-ils faits ?

Il faut tout d’abord savoir qu’un casque de vélo est composé d’une coquille extérieure et d’une mousse de polystyrène.  La fonction principale de cette mousse est d’absorber les chocs. Pour fabriquer un casque, plusieurs étapes sont nécessaires.

Etape 1 : les décorations

Les décorations peuvent être conçues soit  à la main soit par graphisme assisté par ordinateur. On commence par choisir le motif qui décorera le casque. Il sera par la suite imprimé sur une feuille PVC ou une feuille de polymère.

Etape 2 : la coquille extérieure

On passe ensuite à la fabrication de la coquille extérieure. La feuille de polymère, sur laquelle a été apposé le motif décoratif est placée  dans une machine appelée la Thermo-formeuse. Dans cette machine, un moule soulève alors la feuille qui aura été préalablement chauffée à 65°. La feuille prend alors la forme du moule. Celle-ci sera ensuite aspirée vers le bas. Elle redescendra alors en comblant toutes les cavités du moule.

Une fois que la coquille aura refroidi et durci, on pourra alors la découper à la main pour la séparer du reste de la plaque. On découpe ensuite les trous du casque. Cette opération peut se faire soit avec une machine soit à la main, en utilisant un fil chauffant.  On obtient ainsi les ouvertures de ventilation.

On taille ensuite la coquille pour se débarrasser du surplus de polymère. On sable également les bords pour avoir une découpe plus nette.

Etape 3 : La mousse intérieure

Vient alors l’étape de fabrication de la mousse qui se retrouvera à l’intérieur de la coquille. Cette mousse sera faite de perles de polystyrène qui vont s’amalgamer à la suite de leur passage dans une machine appelée l’« expanseur ». Cette machine  augmentera le volume des granules de polystyrènes. Ces dernières seront mélangées à de la vapeur et passeront ensuite dans l’« agitateur » pour prendre du volume de façon uniforme. Une fois les granules prêtes, elles pourront prendre forme grâce à des moules.

Une presse est alors utilisée pour faire fusionner les particules grâce à la vapeur. Après environ 6 min dans la presse, la fusion des particules aura soudé les granules les unes aux autres. La mousse est alors refroidie à l’eau puis retirée du moule.  Différentes formes peuvent ainsi être produites en fonction de chaque type de casques.

Etape 4 : les petits détails

On fabrique ensuite les coussinets d’ajustement. Ces derniers sont découpés à l’aide d’un emporte-pièce, actionné par une presse. Ils seront ensuite fixés avec des velcros  pour pouvoir facilement procéder à l’ajustement du casque. Cela facilitera également le remplacement de la mousse, lorsque le cycliste le souhaitera. On insère ensuite les courroies pour terminer avec l’assemblage de la coquille et de la mousse de polystyrène. Ces deux éléments seront solidement fixés grâce un ruban adhésif.

Etape 5 : La sécurité

Avant de finaliser la fabrication du casque, on procède à des essais de conformité. Notons que tous les casques doivent être homologués pour garantir le maximum de sécurité. Selon les sports différentes normes existent afin que la protection soit la plus efficace selon les risques encourus. En l’occurrence pour les casques de vélo, roller et skate c’est la norme NF EN 1078 qui rentre en compte. Les principaux essais que vont subir les casques pour bénéficier ou non de la norme portent sur : la construction, le champ de vision, la capacité d’absorption des chocs, la détermination de la résistance et de la facilité d’ouverture du système de rétention et enfin la notice et le marquage. Concernant ce dernier point d’ailleurs, un casque dans les normes doit obligatoirement porter comme mentions : le marquage CE, le nom et l’adresse de son fabricant, le numéro de la norme, la taille et le poids, l’année de fabrication, le modèle et le type de casque.

Les différents matériaux

imagen-portada-640x426Comme vous pouvez le constater sur le marché, les prix des casques vélo homologués vont de 30€ à plusieurs centaines d’euros. Les différences entre tous ces casques va essentiellement résider dans le choix de leurs matériaux et leur composition. En ce qui concerne la coquille extérieure, celle-ci peut être en PVC en polycarbonate et peut même parfois avoir des renforts en carbone. Ces matériaux n’ont pas la même résistance aux éléments extérieurs comme le soleil et la pluie. Ainsi un casque qui n’a subi aucun choc en PVC devra être changé plus fréquemment (en moyenne tous les 2-3 ans selon la fréquence d’utilisation) qu’un casque en polycarbonate (tous les 5 ans). De plus certains casques, en particulier pour les cyclistes de haut niveau, bénéficient d’un vernis spécifique sur la coquille, leur attribuant une meilleure pénétration dans l’air. Ensuite en ce qui concerne la coque, certains casques bénéficient en plus d’une structure interne renforcée. Cette armature interne est souvent très légère et permet de solidifier le casque sans l’alourdir. Cette dernière est souvent composée en aramide et noyée dans le polystyrène.

Vous savez donc désormais comment sont faits les casques de vélo. Quel que soit leur forme, ou les motifs qui décorent ces derniers, n’oubliez pas qu’ils ont été conçu pour vous protéger en cas de chute. Pensez donc à en porter un lors de vos sorties ou vos trajets à vélo. Pour cela découvrez nos conseils pour bien choisir son casque de vélo.

Sources : 

 

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3 Commentaires sur "Comment fabrique-t-on un casque de vélo ?"

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emmanuelle
Invité

je parlais surtout des casques vélos « sportifs » = ceux où la coquille extérieure est très très fine

emmanuelle
Invité

euh, sauf qu’il y a des casques où la mousse polystyrène est agglomérée autour d’une structure (qui est un peu comme une toile d’araignée), et que ces casques là sont plus résistants au choc, et que malheureusement on n’a pas cette information quand on achète un casque …

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