Le casque sur la touche à cause des vélos en libre-service

Publié par 
Cédric Attali,
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Le casque sur la touche à cause des vélos en libre-service

En moins de 10 ans, les Vélos Libre-Service se sont octroyés une place considérable dans les rues de nombreuses villes européennes. On les retrouve désormais presque partout. Mais en parallèle, même avec cette nette augmentation du nombre de cycliste, le port du casque lui ne s’est pas vraiment développé en partie à cause de cette nouvelle utilisation du vélo.

Si les cyclistes sont plus nombreux à arpenter les rues, ceux qui portent un casque ne le sont pas pour autant. Élément de sécurité jugé indispensable mais non obligatoire, le casque est donc souvent mis de côté. Les raisons peuvent être aussi diverses que nombreuses. Pourtant, de nombreuses études ont démontrées que le port du casque pouvait réduire de 70% le risque de blessures graves quelque soient les circonstances. Du côté de la prévention routière cependant, on trouve que le port du casque est indispensable. D’après les dires de Christophe Ramond, Directeur études et recherches au sein de l’association, « le casque est efficace » que ce soit en ville ou à la campagne, que le cycliste soit impliqué dans une collision, une chute ou autre…

Ceux qui adhèrent à cette idée du casque indispensable mettent en œuvre des moyens différents pour essayer de promouvoir au mieux le port de celui-ci.

En Suisse par exemple, des campagnes sont menées pour amener les cyclistes à adopter l’usage du casque au quotidien. 44% d’entre eux sont d’ores et déjà convaincu de l’utilité du casque à vélo. En Espagne c’est plus radical. Le port du casque est devenu obligatoire pour les moins de 16 ans. En Australie, on met volontiers un casque à disposition des cyclistes. Ils sont facilement accessibles auprès des distributeurs installés dans les stations ou sont alors directement accrochés au panier des vélos.

Tout le monde ne partage cependant pas le même enthousiasme pour la promotion du port du casque.

Mettant surtout en avant le fait que l’augmentation du nombre de cycliste prime par rapport au nombre de ceux qui portent le casque, la présidente de la Fédération Française des usagers de la bicyclette, Geneviève Laferrère, défend les avantages des vélos en libre-service sans pour autant inciter au port du casque.

Elle argumente donc en affirmant que la pratique du vélo en ville n’est pas dangereuse et voit dans l’obligation du port d’un casque un facteur qui pourrait nuire en ayant pour effet de faire de nouveau régresser le nombre d’usagers du vélo. D’après cette dernière, un cycliste sans casque suscite plus d’attention aux yeux des automobilistes. Et propose comme alternative au port du casque, des mesures visant à réduire la vitesse des voitures en milieu urbain.

L’association recommande cependant le port du casque mais ne souhaite donc pas aller jusqu’à le rendre obligatoire : « Malgré tous les accidents de piétons en ville, on ne va pas leur imposer d’avoir un parapluie fluo. La rue, ce n’est pas la route… » – Geneviève Laferrère

On pourrait donc penser que dans un futur peut-être proche, avec le nombre de cycliste en constante augmentation, ce seront aux automobilistes de se plier aux mesures de sécurité en faveur des cyclistes. Ils cependant loin d’être sûr que les habitués de la voiture acceptent sans rechigner.

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