3 exemples de villes submergées par un trop grand nombre de vélos

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3 exemples de villes submergées par un trop grand nombre de vélos

En France, le vélo est depuis quelques années au cœur des préoccupations sur la mobilité urbaine. Mais nos voisins d’Europe du Nord ont depuis longtemps dépassé cette étape et se confrontent actuellement à un soucis d’espace vis-à-vis d’un grand nombre de cyclistes. Décryptage de ces problèmes à travers 3 villes européennes.

L’augmentation du nombre de cyclistes sur les routes a de nombreux avantages : une meilleur qualité de l’air, plus de sécurité pour les cyclistes et les piétons, des économies pour les utilisateurs de vélo mais aussi au niveau de la santé, … Mais pour que ce véhicule n’apporte que des avantages, les infrastructures des villes doivent suivre afin de ne pas freiner son développement et dans certains cas, les agglomérations se font dépasser par le nombre croissant de cyclistes en ville ce qui crée des problèmes de stationnement ou encore de saturation de la circulation ; des problèmes qui, en France, sont réservés aux automobilistes.

La ville de Groningue aux Pays-bas

La commune néerlandaise de Groningue compte environ 200000 habitants et dénombre pas moins de 375000 vélos. Avec 1.9 vélo par habitant, la bicyclette est reine dans les transports urbains avec 50% des déplacements fait à vélo. Groningue a commencé son combat pour imposer le deux-roues il y a 35 ans en fermant l’accès du centre-ville aux voitures pour favoriser les transports doux.

Fière de ces chiffres qui pourraient laisser rêveur la plupart des villes française, l’agglomération se retrouve confronté à des problèmes de stationnement cyclable. Il y a dix ans, le parking vélo devant la gare comptait 3000 vélos garés, aujourd’hui il y en a 10000 et ce chiffre pourrait continuer à grimper pour atteindre prochainement 15000. Cette affluence est principalement due aux étudiants qui optent de plus en plus pour ce mode de transport plus économique. Groningue réfléchit donc à des solutions pour désengorger les parkings vélo.

Il n’est pas exclu que le stationnement devienne payant surtout si le vélo reste plus d’une journée. – Jaap Valkema, chargé du dossier à la municipalité.

La capitale danoise du vélo, Copenhague

La métropole danoise se confronte à des problèmes similaires. Malgré que les pistes cyclables aient depuis longtemps été élargies à 3 ou 4 mètres, il arrive assez régulièrement que des embouteillages se forment aux feux rouges.

Les pistes sont tellement embouteillées qu’il faut parfois attendre deux ou trois feux avant de pouvoir traverser un carrefour. – Niels Torslov, chef urbaniste de la capitale danoise

La ville s’est d’ores et déjà penchée sur le sujet pour développer les infrastructures dans les zones mal sécurisées ou trop embouteillées du réseau. En 2013, Copenhague a investit 33 millions d’euros pour adapter et augmenter les aménagements cyclables.

Berlin et le vélo

L’expansion de la pratique du vélo apporte également son lots d’inconvénients à la capitale allemande.

Il n’y a pas suffisamment de place pour se garer dans la rue. Les pistes cyclables sont trop étroites : il y a parfois 30 ou 40 personnes qui attendent à un feu. -Burkhard Horn, urbaniste berlinois.

Ces gênes à la circulation génèrent même certaines tensions entre les cyclistes ; les plus pressés râlent sur les plus lents et l’impossibilité de doubler sur les voies cyclables anciennes et étroites ne facilite par la cohabitation.

Les pistes cyclables de Berlin ont été construites en prenant de l’espace sur les espaces piétons ; ceux-ci commencent donc à se plaindre également du peu de place qui leur est réservé et d’une proximité trop grande avec les cyclistes. La municipalité berlinoise a donc décidé d’aménager de nouvelles pistes sur les chaussées déjà existantes pour éviter de toucher aux trottoirs mais sans toutefois les séparer de la voie automobile, ce qui a pour conséquences de croiser régulièrement une voitures garer sur les voies réservées aux vélos.

Il faut faire de la place aux cyclistes, c’est indispensable. Et cette place sera prise aux automobilistes. – Burkhard Horn

Ce conseil n’est pas seulement destiné à Berlin mais peut s’appliquer à toutes les villes européennes pour enfin donner de la place aux vélos.

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