Vélib parisiens : « tu casses, tu répares »

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Virginie de Citycle,
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Vélib parisiens : « tu casses, tu répares »

A Paris, il arrive très souvent que les vélos en libre-service mis à la disposition de la clientèle soient victimes de dégradation ou de vol. La mairie de Paris et JCDecaux ont donc réagi…

Il faut que ça change

Tout récemment, le nettoyage du canal Saint-Martin à Paris a dévoilé ses surprenants trésors. Parmi lesquels, près d’une centaine de Vélib’ , les vélos en libre-service de la capitale, retrouvés embourbés dans la vase. Chaque année, c’est ainsi presque l’équivalent de la totalité du parc vélo qui disparaît. Une grosse perte pour Vélib’ mais surtout un fait handicapant pour les usagers obligés alors de faire avec ce manque. Dans la plupart des cas, les vélos volés sont bien sûr retrouvés. Toutefois, sur 91% de ces deux-roues, c’est près de 27% d’entre eux qui se retrouvent inutilisables.

Face à de tels faits, la Ville de Paris et JCDecaux, n’ont donc eu d’autres alternatives que d’agir. Des moyens ont été mis en place pour davantage sécuriser les vélos : des potelets ont été installés, des serrures renforcées sont maintenant utilisées, des systèmes de vidéosurveillance ont été mis en place et des équipes ont même été formées pour la recherche des vélos volés… Autant de moyens auxquels s’ajoutent également désormais des sanctions.

« Tu casses, tu répares »

velib parisA l’instar de la mesure « Tu casses, tu répares ». Elle vise initialement à sanctionner les mineurs qui commettraient des dégradations sur les deux-roues. Le Parquet de Paris et la Ville de Paris ont jugé utile d’orienter ces mineurs vers des ateliers Decaux afin d’y réparer les Vélib’ sur deux jours. Un dispositif pris notamment pour prévenir la récidive mais également une opportunité offerte aux jeunes d’échapper à l’amende et à la poursuite pénale. Et ça marche ! Il a été constaté que 89% des mineurs, accueillis en 2014, n’ont jamais pas récidivé à la suite de leur passage dans les ateliers.

Une réussite qui a donc incité JC Decaux, le parquet de Paris et la Ville de Paris à étendre la mesure aux personnes majeures. Aujourd’hui, le « Tu casses, tu répares » s’applique alors à toute personne dans le cadre d’une mesure de réparation pénale, d’un travail d’intérêt général ou encore dans le cadre de l’exécution d’une peine. Le but recherché étant toujours de sensibiliser les utilisateurs au respect des biens publics et privés pour changer ainsi leur comportement. Convaincus par l’efficacité de la mesure, d’autres domaines comme l’éclairage public ou les bailleurs sociaux parisiens envisageraient de prochainement développer un dispositif dans le même sens.

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1 Commentaire sur "Vélib parisiens : « tu casses, tu répares »"

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Elessar
Invité

Excellent, en plus ça les forme à la réparation de vélos, le seul ennui étant que ces vélos ont quand même pas mal de spécificités, et utilisent volontairement du matériel non standard pour décourager le vols de pièces détachées.

De façon plus simple, ayant un jour trouvé un Vélib dans ma résidence, forcément volé par un habitant, je l’avais simplement retiré pour le rendre à l’exploitant en le remettant dans une station. C’est facile à faire et ça participe à la lutte contre le vol.

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