Épisode I : Le vélo, Vélib’, V’hello … L’appel du vélopartage résonne en France !

Publié par 
Othello Desurmont,
le 
Accueil, Vélo en libre service, Vélos de ville

Partager

Épisode I : Le vélo, Vélib’, V’hello … L’appel du vélopartage résonne en France !

Le vélo en libre service est comme son nom l’indique, une bicyclette dont on peut se servir librement pour se déplacer. Gratuit ou moyennant un coût minime, le vélo partage est mis à disposition par la mairie dans les lieux publics les plus fréquentés. A Paris, ce concept prend le nom de vélib. 

armée de vélib' à paris

Ce système de vélo partage fut inauguré à La Rochelle en 1974. Il a débuté avec l’installation de 350 vélos jaunes répartis dans 3 stations en centre-ville. Dès lors, d’autres modèles de vélo en libre service seront mis en place partout en Europe et dans le monde. Rennes lance le «Premier libre-service vélo informatisé au monde» en 1998. Puis, Lyon adopte ce nouveau système de transport urbain en 2005. Quand à la capitale, Paris se lance dans l’aventure en juillet 2007. Et fait évoluer ce système de transport individuel si bien qu’il en devient une mode !

Tout le monde s’y met. Les médias communiquent copieusement sur le vélib et le vélo revient dans les esprits comme un mode de transport sain, écolo, économe et pratique ! En France, 26 communes nous proposent actuellement le vélo citadin en libre service :

Aix-en-Provence, Amiens, Avignon, Besançon, Bordeaux, Caen, Cergy-Pontoise, Chalon-sur-Saône, Dijon, Grenoble, La Rochelle, Lyon, Marseille, Montpellier, Mulhouse, Nancy, Nantes, Nice, Orléans, Paris, Perpignan, Plaine-Commune pour les villes d’Aubervilliers,Saint-Denis, La Courneuve et l’Ile-Saint-Denis, Rennes, Rouen, Toulouse et Vannes.

Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, Italie, Norvège, Pays-bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède et Suisse sont également de la partie en Europe. De l’autre côté de l’Atlantique, les États-Unis et le Canada ne sont pas en reste. D’après le Bureau du recensement des États-Unis, 623 000 Américains utilisaient un vélo pour aller travailler en 2008. Soit une augmentation de 33% par rapport à 2004.

>> A LIRE AUSSI : Le Velib’, un concept français devenu mondial

Comment sont financés ces vélos citadins ?

Deux groupes d’affichage urbain se disputent le marché. Dans la plupart des cas, c’est l’afficheur JC Decaux qui a emporté les appels d’offre face à son principal concurrent, l’Américain Clear Channel. Le groupe publicitaire, également gestionnaire de mobilier urbain, prend en charge le coût et la maintenance des vélos en échange d’espaces publicitaires. Son concept Cyclocity s’exporte un peu partout.

Pour les maires, l’avantage est clair. Désengorger les centres villes avec un mode de transport non polluant et convivial sans budget supplémentaire pour la ville. De plus, on entendait en 2006 que JC Decaux s’était engagé à reverser une redevance de 3,5 millions d’euros annuelle au budget municipal, en plus de supporter les charges du réseau Velib parisien. D’une autre façon, l’agglomération des villes comme Orléans propose ce service en dehors du marché publicitaire. C’est en effet Effia, filiale de la SNCF, qui gère le service.

Pouvons-nous parler d’égalité ? Quoiqu’il en soit il existe des différences entre nos villes concernant le coût de la location d’un vélo en libre service ! La location de vélo coûte au Parisien six fois plus qu’au Lyonnais. Tandis que l’abonnement vélib annuel coûte 29 euros à Paris, il ne coûte que 7 euros à Marseille. Contre 5 euros à Lyon. Selon la société JC Decaux, le tarif parisien a été décidé par sa mairie et correspondrait plus à la réalité du service qu’à Lyon où le système coûte plus cher que prévu. Bref, deux modèles distincts : l’un qui doit rentrer dans ses frais, l’autre qui joue sur l’incitatif et la liberté !

vélo en libre service, vélib, vélocité, etc

Le concept de prêt de vélo Vélocité

En parallèle du vélo en libre service, un autre système de prêt de vélo existe, notamment à Angers. C’est le concept Vélocité. Un vélo est remis à l’utilisateur après la signature d’un contrat de prêt. D’une durée d’une semaine minimum et de trois mois maximum, il peut être renouvelé trois fois pour chaque emprunteur. Contrairement au premier service dévolu aux visiteurs occasionnels et aux touristes, celui-ci est destiné aux résidents, à des usagers « stables ». Après avoir donné le goût du vélo, les gens s’en achètent généralement un.

Les deux systèmes sont complémentaires. Quand la distance est trop courte pour la voiture et trop longue pour marcher, pensez à utiliser ce service 100% écologique. Le vélo fait tous les jours de nouveaux adeptes, la « vélorution » est en route !

A LIRE AUSSI : Épisode II : Les charmes et les imperfections du Vélopartage !

Sources :
ETYC
ConsoGlobe
Wikipedia

Partager

comparateur Antivol velo
Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Catégories

Newsletter cyclisme


comparateur Antivol velo

Qualité de l'air