Cyclotourisme: Histoire du voyage à vélo

Publié par Cédric Attali, le  16 janvier 2013
Cyclotourisme: Histoire du voyage à vélo

Comment passer des vacances agréables, en alliant santé et découverte ? Il suffit tout simplement de faire du tourisme… et du vélo !
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le cyclotourisme, entendez là le voyage à vélo ne date pas d’hier, et n’est pas une vague tendance lancée par des écolos férus de sport en plein air.

Le cyclotourisme, c’est le tourisme à vélo (jusque là rien de bien compliqué), ces deux activités étant indissociablement liées par ceux qui le pratique. Les cyclotouristes roulent donc pour le loisir, et non pour la compétition : ce qui les intéresse, c’est découvrir des paysages pittoresques, enchanteurs, insolites, …, grâce à un moyen de transport agréable, à la fois ludique et bon pour la santé, qui invite à faire du tourisme autrement (on parle bien du vélo).

Un peu d’histoire sur le cyclotourisme.

Velocio le précurseur de cyclotourisme S’il l’on s’intéresse au cyclotourisme et à son histoire, il y a une figure historique à ne pas manquer : Paul deVivie, aussi appelé Vélocio, qui a théoriser cette activité, et en fut l’un des plus fervents organisateurs. Utilisateur des vélocipèdes fabriqués par les frères Gauthier dès 1881, originaires de Saint-Étienne, il promouvait le cyclotourisme dans la revue « Le cycliste » qu’il avait fondée.

En 1896 fut fondé l’École Stéphanoise, par des passionnés de ce nouvel art de vivre. On voit alors naitre les premiers voyages à deux roues, et tous partent ensemble de Lyon à Nice, en ne mettant que 24 heures pour relier les deux villes. Avant l’existence de l’AS Saint-Étienne, c’est le cyclisme était dans le cœur sportif des stéphanois. Ainsi, tous les ans, un millier de cyclistes participaient à une course, ils roulaient jusqu’au col de la République, aussi appelé col du Grand Bois.
On recherchait, dans cette pratique, parfois une nouvelle hygiène de vie, plutôt stricte puisqu’elle interdit certains aliments, mais c’est loin d’être le cas pour tous les membres de l’École Stéphanoise, même s’ils suivent quelques règles basée sur l’expérience unique et longue du fondateur du mouvement. Elles sont connues depuis 1930 comme les sept commandements de Vélocio et par conséquent du cyclotourisme :

 

1. Faire des pauses rares et courtes, afin de ne pas laisser tomber la pression
2. Manger et boire fréquemment et légèrement, et ce sans attendre d’avoir faim ou soif
3. Ne jamais se donner l’occasion d’atteindre une fatigue trop forte, se traduisant par un manque d’appétit et de sommeil
4. Se couvrir régulièrement, avant d’avoir froid, faire l’inverse avant d’avoir chaud
5. Vin, viande et tabac sont « interdits »
6. Ne pas trop se dépenser, surtout dans les premiers temps, pour ne pas gaspiller toute son énergie
7. Ne pas continuer par orgueil ou amour-propre.

Avant de pratiquer le cyclotourisme, il faut donc déjà connaitre ses classiques !

On voit donc que le cyclotourisme, s’il recrute des adeptes de plus en plus nombreux aujourd’hui, ne date pas d’hier puisque ce loisir a plus de cent ans ! Presque autant que le vélo lui-même.
Mais, et c’est là toute sa particularité, le cyclotourisme n’en est pas moins moderne : écologique, sportif et eco-responsable, le voyage à vélo n’est pas prêt de disparaitre !

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