Une flotte de vélos pour les salariés des entreprises ?

Publié par Jordan Parodi, le  7 août 2015
Une flotte de vélos pour les salariés des entreprises ?

Le 26 mai dernier, les députés ont adopté un projet de loi en vue d’octroyer une réduction d’impôt aux entreprises qui décideraient de mettre à disposition de leurs salariés, gratuitement et pour leurs déplacements domicile-travail : des vélos. Est-ce une bonne nouvelle pour les entreprises ?

 

Intégrer les vélos dans le monde du travail, un enjeu de taille

C’est dans le cadre de la transition énergétique pour la croissance verte que les députés ont adopté, le 26 mai dernier, ce projet de loi ayant pour objectif d’accélérer l’intégration du vélo dans le monde du travail.

A partir du 1er janvier 2016, toutes les entreprises qui proposeront des vélos gratuitement à leurs salariés, pourront bénéficier d’une réduction de leurs impôts sur les sociétés (IS), à condition bien évidemment qu’elles y soient soumises. Cette réduction sera égale aux frais générés par la mise à disposition gratuite de cette flotte, dans la limite de 25% de leur prix d’achat. Elle sera applicable au titre de l’exercice au cours duquel les frais ont été générés. Lorsque le montant de la réduction d’impôt dépassera le montant de l’impôt dû, le solde non imputé ne pourra ni être restitué, ni reporté.

Cette mesure entend notamment favoriser le recours aux modes de transport « propres » afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, le vélo est perçu comme un moyen de locomotion plus sain, plus pratique, plus économique et surtout plus écologique.

 

Qu’en pensent les entreprises ?

A première vue, la plupart d’entre elles sont enthousiastes à l’idée de l’application et de la mise en place de cette nouvelle mesure. De nombreux employeurs déclarent avoir déjà penser à remplacer la flotte automobile de leur entreprise par une flotte de vélo.

Certaines entreprises montrent déjà une grande volonté de participer à cette transition. L’année dernière déjà, l’Agence de l’eau Adour Garonne avait mis à disposition de ses salariés une flotte de 5 vélos dont un électrique. Ces vélos pouvaient par exemple être utilisés pour les déplacements personnels des employés à la pause déjeuner. De même l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (l’ADEME) qui recense un millier de salariés, prend en charge 50% de l’abonnement aux vélos en libre service dans les différentes villes où sont ses sites.

Une transition lente ?

Les initiatives des grandes entreprises comme on l’a vu sur les exemples précédents sont appréciables certes, mais tout de même insuffisantes au regard de ce qui se fait actuellement dans d’autres secteurs.

Du côté des petites entreprises et des entrepreneurs indépendants, la transition semble se faire plus aisément. Ils se lancent plus volontiers dans l’usage de la petite reine dans le cadre de la réalisation de leurs activités, les cyclotravailleurs y sont beaucoup plus nombreux que dans les grandes entreprises.

Professionnels, libéraux ou artisans ils sont de plus en plus nombreux à s’orienter vers le cycle comme moyen de déplacement principal. Que ce soit avec un vélo standard, triporteur ou un vélo électrique équipés de sacoches, sacs à dos ou remorque, tous gagnent du terrain dans plusieurs domaines d’activité. Les avocats, plombiers, architectes, médecins, déménageurs ou restaurateurs enfourchent de plus en plus leur monture. Dans les grandes villes, il n’est plus rare de voir des messagers ou autres coursiers, passer à vélo, se faufilant dans les embouteillages et devançant ainsi leurs concurrents motorisés.

La rapidité, l’efficacité, et la simplicité sont donc les arguments ayant motivés ces nouveaux professionnels à vélo, profitant aujourd’hui des nombreux avantages de leur bicyclette, dans les grands centres urbains où la voiture fait déjà pour eux partie du passé.

 

Pourquoi les grandes entreprises hésitent-elles donc ?

Tout devrait donc jouer en la faveur de l’adoption du vélo, car en plus d’être rapide, ludique, écologique et silencieux, son usage peut également s’avérer être des plus économiques. La mise en place de parking pouvant accueillir une flotte de vélo n’est pas non plus complexe. Il suffit juste par exemple de mettre à disposition des ranges vélo pour les employés. Sur certains râteliers, il est même possible de stocker jusqu’à 5 vélos.

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Opter pour le vélo peut même contribuer à redorer l’image des entreprises, comme c’est le cas chez Monoprix où l’intégration du vélo à selon eux mis en avant leurs convictions en faveur du développement durable. Ils utilisent 33 triporteurs pour acheminer les grosses livraisons à Paris pour des raisons écologiques et économiques. Dans les bouchons, ou lorsque les travaux entravent la circulation en ville, leurs triporteurs sont en effet plus rapides et se voient bien plus économes que les voitures.

Pour quoi hésiter dans ce cas ? La question se pose spécialement pour les grandes entreprises.

 

Sources :

31 comments

  1. LEROY

    Bonjour, arrêtez de mettre des photos de cyclistes urbains avec des casques pour illustrer les déplacements domicile travail ! on ne fait pas de sport ! En plus avec un costume ou un tailleur, quelle faute de goût, si au moins cela avait été des Yakkay. Le casque n’est pas obligatoire pour les déplacements en ville.

    1. Virginie Tigrine

      Bonjour Didier,
      En effet le casque n’est pas obligatoire pour les déplacements en ville. Mais pourquoi se priver d’un équipement garantissant davantage votre sécurité ? Nous proposons d’ailleurs des casques qui allient à la fois sécurité et un design sobre comme le Lexo et le C-Loom.

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